Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 11:31



LE MENU DU JOUR

57. Etappe von Övre-Soppero nach Karesuando, 53,7 km
Cumul km depuis le départ de Bari : 3972,7 km ...
Arrfff, en programmant une étape de 53 bornes, Ingo prolonge l'attente du franchissement des 4000 ! Ce sera pour demain.
On lui pardonnera en considérant à quel point l'étape ou plutôt "l'après étape" (récup') fera du bien à tous ceux qui passent dix heures et plus chaque jour sur le bitume.
C'est la dernière étape courue en Suède. Ils dorment ce soir à 500 mètres à vol d'oiseau de la frontière. Demain, de l'autre coté du pont, .. la Finlande qui recevra ... pour 24 heures les héros de la TransEurope 2009. Et puis mardi, ce sera l'entrée en Norvège.
Cut off : 8H57
47 coureurs classés au départ de cette 57e étape.






A RETENIR AUJOURD'HUI
L'entrée dans le top 10 de Stéphane Pélissier. COCORICO ! ... Reste à gérer les deux suivants pendant une semaine puisqu'il ne peut plus accrocher la 9e place solidement détenue par Henry Wehder (10 heures d'écart entre les deux).

- Un nouvel abandon, celui de Jörg Koenig et donc la réduction du peloton à 46 unités. Ils étaient 67 au départ de Bari. Calcul de Race Direktor : il en reste 68,7%.

- La colère relatée par Ingo Schulze dans son compte rendu du jour. Elle concerne le Fransoze Alain Lemarchand qui, dans la salle de restaurant, a dénoncé la présence croissante de jour en jour d'emballages vides de Power Gel sur le bord de la route. On se souvient que René Strosny s'était déjà plaint de devoir ramasser les emballages de gels énergétiques de Robert Wimmer ... Ovation de l'ensemble des coureurs ... ou presque.

- C'était donc aujourd'hui la fète à Robert ... en même temps que son anniversaire pour lequel il reçut d'Ingo une serviette brodée TEFR.

- Le poids des mots : "Dernière semaine de course, cette fois on n'en peut plus, on a mal partout". (Roger Warenghem)

Le duel : "Il y a maintenant des petites courses "duel" entre un concurrent et un autre, qui se battent pour une place au général. C'est le cas pour Zach et moi. Il avait 49 min de retard sur moi ce matin au général. Je tiens à finir au Cap Nord donc je le surveille si possible en le suivant sans prendre trop de risque. Parfois, il faut que je me mette des gaz même si je n'en ai pas vraiment envie, mais je lui montre que je peux suivre suivre. (Christian Fatton)


L'ETAPE DU JOUR
Ne cherchez pas le nom du vainqueur de l'étape ... il s'agit naturellement de Rainer Koch qui a couru les 53,7 km en 4H37'20" - Moyenne : 11,618 km/h.

Série de deuxièmes places terminée pour Trond Sjavik qui, depuis une huitaine de jours, s'était installé à cette place tant enviée si on considère l'inaccessibilité de la première : Robert Wimmer, qui fétait son anniversaire, a été plus rapide que le norvégien : 4H48'50" et 11,155 km/h.

Comme Jan Nabuurs (4H59'26", 10,760 km/h) a lui aussi devancé Trond Sjavik, celui-ci devra donc se contenter de la 4e place (5H03'10" - 10,628 km/h).

Takasumi Senoo et René Strosny ont terminé ensemble, tranquilles,  à la 5e place en 5H05'31" (10,546 km/h). Bonne journée pour eux qui pouvaient bien laisser 17' d'avance à Robert Wimmer ... Ils ont remis à plus tard leur baston pour la 2e place désormais promise à l'un d'entre eux.

Derrière Martin Wagen 7e, Stéphane Pélissier se classe 8e en 5H24'52" (9,918 km/h). Le frenchie originaire de Lanta est suivi de Christian Fatton et de Ullrich Zach qui complètent le top 10 de l'étape. Mais surtout ses rivaux directs pour la 10e place n'ont pu limiter la casse au cours de cette pourtant courte étape. H-J. Schlotter termine 14e en 5H52'58" (à 28'06") et Eiolf Eivindsen 18e en 6H06'29" (à plus de 40')/

Roger Warenghem et Alain Lemarchand, les "jumeaux" français sont devancés par leurs homologues suédois Mattias Bramstang et Andreas Falk. Pas grave ! Ils sont 27es en 6H43'07".

Le dossard 33 a terminé 33e. Il s'agit de Gérard Denis qui continue bien de rédiger ses chroniques pour depasseur-de-bornes mais ne parvient pas à les transmettre en raison des insuffisances de son opérateur. Nicole Denis, par téléphone, m'a confirmé ce matin que tout allait bien pour le "Général". Là est l'essentiel !

Chez les nanas, Elke Streicher, 21e en 6H27'05" (8,324 km/h), n'a pas terminé - fait exceptionnel - avec Marcel Heinig qui la devance d'une seule place mais de 13'. Elle remporte malgré tout une nouvelle victoire d'étape devant Furuyama Takako(22e au scratch) qui n'a décidément pas de chance : quand il n'y pas Hiroko, il y a Elke sur son chemin ... et elle reste abonnée à la 2ème place ! La 3e du jour est Kazuko Kaihata (37e au scratch) puisque Hiroko Okiyama, encore en grande souffrance, n'a pu faire mieux que rallier l'arrivée à la 42e place du scratch (8H34'24" - 6,264 km/h ...).

Après un nouvel abandon, celui de Jörg Koenig, ils restaient encore six sur la route à moins de 45' du cut off. Dont la malheureuse Hiroko Okiyama. Et aussi Heike Pawzik, l'ami néerlandais Theo Kuijpers, Shoji Konoeda, Okuno Tomoko et Saeko Kishimoto. Ceux-ci, tous placés entre le 41e et le 46e rang du général, ont passé de 587 à 637 heures sur la route depuis Bari. Plus de dix heures par jour en moyenne, sans jour de repos et depuis 57 jours ! Alors peu importent les moyennes comprises entre 6 et 7 km/H, elles et ils méritent un super hommage pour avoir fait ce qu'elles et ils ont fait ! Avec infiniment moins de temps de récupération que les autres. Rendez vous compte ...





Les extraordinaires japonaises Okuno Tomoko
(en haut) et Saeko Kishimoto(dossard 52), respectivement 634 et 637 heures de bitume depuis Bari. Pour combien d'heures de récupération ? Impressionnant.



AU CLASSEMENT GENERAL
Sauf blessure ou immense et soudaine galère, une étape aussi courte ne pouvait guère générer de modification significative au classement général.
Tout au plus, devions-nous surveiller les duels relativement serrés que sont ceux opposant Takasumi vs René et Hans-Jürgen vs Stéphane.
Les premiers sont arrivés ensemble. RAS. 

Mais Stéphane a devancé son suivant ... De près d'une demi-heure ... Suffisamment pour lui chaparder sa place. Et pas n'importe laquelle, la dixième ! Stéphane Pélissier dans le top 10, c'est maintenant une réalité. Avec 15'08" d'avance sur Hans-Jürge Schlotter et 1H00'54" sur Eiolf Eivindsen. Compte tenu de la facilité avec laquelle il a comblé plus de deux heures de retard sur Hans-Jürgen et Eiolf depuis l'étape 53, il semble que ses supporters ne doivent pas être démesurément inquiets pour la suite. Suite qui, à fortiori, ne durera qu'une semaine. C'est tout bon ! COCORICO ! ...

Les classements du jour sont ICI

Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 21:38



LE MENU DU JOUR
56e étape : Svappavaara - Övre-Soppero, 79,4 km
Cumul km depuis Bari : 3919 km
Cut off : 13H14'
47 coureurs au départ


A RETENIR AUJOURD'HUI
- TransEurope 2009 - Fabrice Viaud ****, chronique de sa dernière étape
- TransEurope 2009 - Dernières news de Fabrice Viaud **** (13/06)
- COCORICO pour Stéphane Pélissier qui reprend beaucoup de temps à ses rivaux directs pour l'accession au top 10. Au point de se retrouver ce soir 11e et à 12'58" de la dixième place !
- La 42e place d'Hiroko Okiyama pour laquelle je crains de devoir croiser les doigts jusqu'au 21 juin.
- HS : la victoire de Christophe Laborie (805,490 km) aux 6 jours d'Antibes, celle de Laurent Brueyre (281,015 km) sur le 48 heures.


L'ETAPE DU JOUR
And the winner is ... Rainer Koch, les 79,4 km en 7H08'43" (moyenne : 11,112 km/h ... c'est moins que sa moyenne générale mais c'est mieux qu'hier).

Trond Sjavik
poursuit sa série ininterrompue de deuxièmes places. C'est la huitième consécutive. Quand on laisse chaque jour derrière soi des coureurs de la trempe de Robert Wimmer, René Strosny, Martin Wagen ou Takasumi Senoo, c'est fort, très fort ! Trond est arrivé 26' après Rainer, en 7H34'36" (moyenne : 10,479 km/h). Mais comme il en a fini en 25'03" de moins que Martin Wagen, il prend la 6e place du général au dépens du suisse.

16' derrière Trond Sjavik, Robert Wimmer, 3e, n'a pu reprendre que 18" à René Strosny, 4e. Encore un coup pour rien pour l'ancien vainqueur de la TransEurope 2003.

Par contre, René, lui, a fait une bonne affaire, même si ce n'est pas le casse du siècle, en distancant Takasumi Senoo de 9' (5e ex aequo avec Martin Wagen) ... Le voici revenu au général à  moins de 4' de Takasumi et de la 2ème place.

Au risque de choquer les compétiteurs nés, je me prends à rêver d'une dernière étape où les deux hommes arriveraient ensemble, où Takasumi laisserait René franchir seul la ligne ... avant de la franchir lui même juste dans la seconde qui leur permettrait de terminer 2èmes ex-aequo !

7e et peut-être grand vainqueur du jour ... COCORICO ... c'est Stéphane Pélissier. Ce garçon (que je n'ai jusqu'alors jamais eu le plaisir de rencontrer) apparaît tellement comme un "mec bien" à la lecture de son blog que je suis heureux de le voir réussir sa course "comme si c'était un pote". 7ème donc. En 8H01'51" (9,886 km/h).
Mais surtout en 47'01" de moins que H-J. Schlotter (14e) et en 1H09'53" de moins que Eiolf Eivindsen (18e) ... Il est maintenant 11e au  général (devant Eiolf) et à 12'58" du top 10 !!! Il va le faire ! ... COCORICO ...





Rubrique "Les potes" maintenant :  
- Roger Warenghem et Alain Lemarchand se sont classés 25èmes. Bien soutenu par Alain, Roger va aller au bout du devoir qu'il s'est fixé : rallier le Cap Nord ! Dans les circonstances au'il vit, il lui faut un sacré cran pour cela. Que les choses de la course (chrono, moyenne, place) doivent lui paraître futiles ... Combien d'entre nous seraient incapables de trouver la motivation de relever le défi que la vie lui a imposé. Hommage à toi, Roger !

Gérard Denis a dû réviser ses cours de "karaté deuxième langue" en terminant l'étape en compagnie de Kazuko Kaihata, tous deux 31èmes ex aequo.


Chez les filles, Elke Streicher 20e, Furuyama Takako 27e et Kazuko Kaihata, dans l'ordre, constituent le tiercé du jour.
Hiroko Okiyama, leader du classement général féminin mais qui n'était pas venue avec ce seul objectif (elle était encore 10e au scratch après la 45e journée), ne voit pas encore le bout du tunnel. Elle se classe aujourd'hui 42ème sur 47 à une moyenne bien éloignée de ses habitudes (6,425 km/h).
Saeko Kishimoto, 47e et dernière, est arrivée 5'38" avant le cut off. Ingo n'a pas dû en revenir de ranger la banderole aussitôt ... Okuno Tomoko, 46e, avait franchi la finish line 3'06" avant elle. (Ne vous méprenez pas, il n'y a pas d'ironie dans mon discours : je suis un fidèle supporter des deux japonaises dont j'apprécie la ténacité et l'esprit compétiteur qui leur permettent de repartir chaque matin avec aussi peu de temps de récupération. Ce n'est assurément pas la même course que celle des dix ou vingt premiers, c'en est carrément une autre. Mais elles méritent le même respect que ceux qui courent à 10, 11 ou 12 à l'heure et ont infiniment plus de temps pour récupérer chaque soir. Jean-Benoît Jaouen a raison : "Il y aura toujours des grands penseurs pour dire que 6 km/h ce n'est pas de la course à pied (ou même que 10 km/h ce n'est déjà plus de la course à pied) .. Dans la réalité Saeko et Okuno ne marchent pas beaucoup mais trottinent toute la journée à petits pas de souris. Et toujours avec le sourire".






AU CLASSEMENT GENERAL
- Nouvelle moyenne de Rainer Koch après 3919 km : 11,976 m/h.
- Nouvel écart entre Takasumi Senoo (2e) et René Strosny (3e) : 3'53" !
- Après une impressionnante succession de belles étapes, Trond Sjavik est le nouveau sixième de la TransEurope : il prend la place détenue jusque-là par Martin Wagen, lequel se retrouve septième à 20'27" du norvégien.
- Stéphane Pélissier se rapproche irrésistiblement  du top 10 (voir ci-dessus).
- Hiroko Okiyama est toujours leader du classement féminin (25 heures d'avance sur Furuyama Takako) mais elle a perdu 5 places au scratch depuis le début de sa galère : de 10e, elle est devenue 15e à près de ... 27 heures de la 10e place. Dur !




DES NOUVELLES DE FABRICE VIAUD

Jean-Benoît Jaouen vient de m'adresser par mail des nouvelles de Fabrice


"J'ai eu Fabrice au téléphone ce soir. Il va bien, sera ré-opéré demain matin pour vérifier le bon état de son doigt qui a été ouvert sur près de 10 cm. Selon le nombre de jours qu'ils vont le garder à l'hôpital et les possibilités pour voyager vers le nord, il montera en fin de semaine à l'arrivée au Cap Nord ou bien sera rapatrié en France par son assurance sans passer par le Cap Nord.

Il a son ordinateur avec lui et on peut lui envoyer des emails à cette adresse : fab44centkm@hotmail.fr . Ca l'occupera et ça lui fera sûrement plaisir car les journées allongées sur un lit sont aussi peu naturelles que longues pour lui. D'autant plus que là où il se trouve il fait jour 24 heures sur 24. Enfin, entourées de blondes infirmières suédoises, on ne va pas trop le plaindre non plus...

Il pense que l'infection est partie d'une petite blessure entre l'ongle et le doigt. Il a bon moral et est conscient qu'il n'avait pas d'autres choix."


 
Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 17:12



LE MENU DU JOUR
55e étape : Gällivare - Svappavaara, 74,8 km.
Cumul km depuis Bari : 3839,6 km
Cut off
(temps prévisionnel de Saeko ?)
: 12H28'
Après l'abandon de Fabrice Viaud, ils ont été 48 à partir (tous ensemble : un seul départ aujourd'hui) à 6H30 ce matin.



A RETENIR AUJOURD'HUI
- L'abandon de Fabrice Viaud : lire ou relire Dernière minute : Abandon de Fabrice Viaud . Voir aussi le désarroi du "fan club" de Fabrice exprimé sur son forum préféré.


- L'abandon de Mike Friedl
, en souffrance depuis tant d'étapes (l'entrée en Scandinavie), admirable compétiteur qui a réussi à aller jusque-là. Une sacrée performance. Il a déchaussé les baskets et enlevé sa célèbre casquette string entre les 1er et 2e ravitaillements.



- Le plus agréable et le plus chaleureux de tous les points de ravitaillement de la TransEurope 2009 est celui tenu par Nicole Denis ! (je t'embrasse, Nicole)


- Rainer Koch gagne toujours ... mais court moins vite. Si sa moyenne générale est passée aujourd'hui juste au dessous de la barre des 12 km/h, on observe que Rainer n'a en fait plus couru à 12 km/h depuis la 46e étape (12,099 km/h).
Depuis, sa moyenne quotidienne a décru assez régulièrement de jour en jour : 11,716 km/h, 11,959 km/h, 11,893 km/h, 11,846 km/h, 11,618 km/h, 11,648 km/h, 11,607 km/h, 11,224 km/h. Pire, aujourd'hui, sa moyenne a été pour la première fois inférieure (et même assez nettement) à 11 km/h (10,750 km/h). Mais il gagne encore et toujours. Alors, on ne va tout de même pas être plus raineriste que rainer ! Et jusqu'à preuve du contraire, on estimera qu'il gère "parce qu'il le peut bien ".
D'ailleurs, les écarts constatés avec les 2èmes des étapes successives ne suivent pas la même courbe régulièrement décroissante entre la 46e et la 55e étape : 34' puis 29', 17', 15', 34', 18', 42', 14', 31' et aujourd'hui : 17'.
Enfin, si on observe l'évolution de la moyenne générale de Rainer entre la 46e et la 55e étape, elle est de - 0,10 km/h. Dans le même temps, celle de Takasumi Senoo est de - 0,175 km/h, celle de Robert Wimmer de - 0,088 km/h. Pas de quoi en faire un maroilles (fromage "du grand Nord") ! Même si, sur la même période, les hommes manifestement en forme ont obtenu des évolutions positives : Trond Sjavik : + 0,09 km/h, Markus Bernhard : + 0,175 Km/h, Ullrich Zach : + 0,184 km/h.


PS : certains, à la vue de la moyenne du jour de Rainer Koch, se sont demandés si la distance officielle de l'étape était la bonne. Pour moi, cela ne fait aucun doute. Je m'explique : Saeko, impeccable meneuse d'allure, en apporte la preuve en arrivant "quasi pile et presque poil" dans le temps du cut off (voir menu du jour). Si c'est pas une preuve !!!!

- le COCORICO justifié par la performance de Stéphane Pélissier (voir ci-dessous dans L'Etape du Jour)


L'ÉTAPE DU JOUR
- Rien ne change. Aucun suspense possible. Nous avions connu la suprématie facile de René Strosny sur la Transe Gaule 2008. Il y a celle de  Rainer Koch sur la TransEurope 2009. Le jeune allemand a franchi pour la 49ième fois la banderole d'arrivée en tête. Quand on pense qu'au départ de Bari, il y avait quatre anciens vainqueurs de Transe Gaule (outre Rainer Koch premier lui-même en 2002) : René Strosny (2008), Janne Kankaasyrjaa (2005), Martin Wagen (2007) et Werner Selch (2006), celui de la TransEurope 2003 : Robert Wimmer et puis tant de "grosses pointures" de l'ultra ! Impressionnant, Herr Koch !
Aujourd'hui, Rainer Koch a parcouru les  74,8 km en 6H57'29". (moyenne : 10,750 km/h)

- La suite a été conforme aux jours précédents : Trond Sjavik brillant 2e à 17' seulement puis Robert Wimmer 3e qui "voudrait bien mais ne peut point" reprendre du temps au duo formé de René Strosny (4e) et son allié de circonstances Takasumi Senoo(5e). Les trois sont arrivés en moins de trois minutes : mission accomplie pour Tak' et René (en illustration ci-dessous, la bonne vieille technique du "marquage à la culotte" et l'amaigrissement prononcé de René Strosny). Il va maintenant falloir penserà se départager les gars ...






- Derrière Martin Wagen et Ullrich Zach, Stéphane Pélissier accroche la 8e place en 7H46'19" (moyenne : 9,624 km/h). Dans sa quête de l'accession au top 10, Stéphane reprend de ce fait un temps non négligeable à ses adversaires directs : H-J Schlotter, 14e en 8H20'10" et Eiolf Eivindsen, 17e en 8H48'27. Cocorico !




- Roger Warenghem et Alain Lemarchand, aujourd'hui accompagnés à l'arrivée de Furuyama Takako, ont (plutôt très bien) atteint leur but : la cinquante-cinquièmearrivée qui les rapproche un peu plus du Cap Nord. 24es en 9H41'22" (7,720 km/h). Pas mal du tout même si l'esprit du moment n'est sûrement pas à s'intéresser aux temps et classements. Gérard Denis, porteur du dossard 33, termine 33e, comme hier, en 10H49'.

- Chez les filles, Elke Streicher est la plus rapide du jour (22e en 9H21'43" et 7,990 km/h) devant Furuyama Takako (24e) et Kazuko Kaihata (35e). Car, malheureusement, alors qu'on la croyait sortie d'affaire, Hiroko Okiyama a connu une nouvelle mauvaise journée (37e en 11H06'20", moyenne 6,735 km/h)

- Saeko Kishimoto est arrivée 47e et dernière ... 2'21" après le cut off. Ingo sait que cela ne se fait pas d'éliminer une dame pour si peu : elle est officiellement classée et continue donc sa route vers le Cap Nord et ... de nouveaux cut off ! Youpi ! En ma qualité de supporter très officiel de Saeko, le contraire m'aurait ennuyé. Quant à Okuno Tomoko, elle a mis 23'05" dans la vue à Saeko. Ce n'est pas comme ça qu'elle pourra conquérir le titre envié de lanterne rouge (référence au Tour de France cycliste).


AU CLASSEMENT GENERAL

On retiendra que  :
- Trond Sjavik qui termine cette TransEurope pied au plancher (euh, expression bizarre appliquée à l'ultra. M'enfin, vous me comprenez ...) - septième place consécutive de 2ème d'étape - est à 4'36" de Martin Wagen, titulaire actuel (mais pour combien de temps) de la 6ème place. Si Trond continue, c'est clair : pour Martin, c'est foutu ...

- Stéphane Pélissier à une heure du top 10 !Très en forme au contraire de ses rivaux directs, le toulousain a amorcé une remontée fantastique sur Eiolf et Hans-Jürgen. Il n'est plus qu'à 59'59" de H-J Schlotter qui a pris aujourd'hui la 10e place du classement au dépens de Eiolf Eivindsen. Si Stéphane continue, ...

- Sinon, il y a toujours le grand écart entre Rainer Koch et ses suivants dits "immédiats": 23 heures. Entre Takasumi Senoo et René Strosny, la partie n'a pas encore commencé (12'53" de différence). Ils décideront du moment pour se partager définitivement les 2e et 3e places que Robert Wimmer , à 9H30 et plus, ne peut plus atteindre. Normalement.

- Et puis, pour en savoir davantage, tous les classements du jour sont ICI !
 


Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 11:05


MENU DU JOUR

54e étape : Jokkmokk - Gällivare, 94 km
Deuxième étape dantesque en trois jours !
Mais entre les deux , il y avait eu une "promenade de santé de même pas 60 bornes". Autrement dit, rien.
Cumul km depuis Bari : 3764,8 km
Cut off (temps prévisionnel de Saeko & Okuno ?) : 15H40'.


A RETENIR AUJOURD'HUI

- Pour les supporters et fans de Gérard Denis : coup de fil de Nicole Denis ce matin. "Tout va bien". Seul souci : la connexion de son opérateur ne passe pas et il lui a été impossible d'envoyer ses chroniques.

- La perf de Stéphane Pélissier. On la sentait venir (lire TransEurope 2009 - 53e étape. Stéphane P., le regard vers le haut ! ), elle a eu lieu ! ... Cinquième de l'étape, le toulousain en profite pour reprendre 41'37" à H-J- Schlotter et 45'08" à Eiolf Eivindsen. Le top 10 est plus que jamais dans son collimateur. D'autant qu'il déclare "être pressé d'en finir" ...

- Okuno et Saeko : Une guerre inattendue ? (scoop depasseur)
Sur le Tour de France cycliste, on sait que la dernière place (lanterne rouge) donne lieu à une véritable compétition (elle est gage de plus d'invitations sur les criteriums d'après Tour).
Ici, à priori, il n'y a rien à gagner. Pourtant ... On peut se demander si les deux filles ne se livrent une guerre inattendue ... pour la dernière place.
Imaginons que ce soit le cas. Démonstration ...
Actuellement, Okuno précède Saeko avec 2H06'52" d'avance.
Pour prendre la dernière place, Okuno doit impérativement 1)- terminer derrière Saeko aux étapes et 2)- perdre un minimum de 2H06'53" d'ici au Cap Nord.
Si Saeko veut sauver sa dernière place, il lui suffit de terminer juste avant le cut off ou  pile poil dans le délai du cut off puisque Okuno s'exposerait à l'élimination en perdant du temps sur elle ... Imparable !
CQFD !
Et si c'était vrai ...

- Le poids des mots (1) : "Là je commence vraiment à avoir ma dose de kilomètres et vivement que cela se termine. J'en ai discuté avec plusieurs coureurs et nous sommes tous d'accord : vite, qu'on en finisse. Pourquoi se lancer dans ce genre d'aventure ? Qu'en retenir une fois fini ? Repartir ?" Stéphane Pélissier.


- Le poids des mots (2) :
"Je crois que j'ai atteint ma limite mentale, physique et physiologique". Christian Fatton.


L'ETAPE DU JOUR
Question : Que fait Rainer Koch au lendemain d'une victoire d'étape ?
Réponse : Il gagne encore, pardi ! Les 94 km en 8H22'29", moyenne : 11,224 km/h.

Le norvégien Trond Sjavik collectionne les deuxièmes places. C'est la sixième consécutive à 31' de Rainer Koch cette fois. Pas de doute, l'air du Nord lui convient bien. Dire qu'il avait été 48e sur l'étape 32, sans doute perturbé par l'état de santé de Ria Buiten.

Robert Wimmer (à 1H03' de Rainer) réussit à devancer Tak' et Tic (René) (6e) qui ne concèdent que 23'58" sur la dizaine d'heures d'avance qu'ils détiennent sur Robert et terminent ensemble pour la 2e fois en 3 étapes dans le cadre de la tactique de Tak' et Tic (voir jours précédents). Il faut remonter à la 49e étape pour observer un écart (à peine) supérieur à cinq minutes entre les deux.

A la 4e place de l'étape (à 1H20 de Rainer Koch), Markus Bernhard qui avait bien caché son jeu jusqu'à la Suède (meilleure place : 18e) et qui obtient là son meilleur classement. Aurait-il dû (pu ?) se dévoiler plus tôt ? 16e au général, il est peu probable qu'il parvienne d'ici au Cap Nord à conquérir la 15e solidement (13 heures d'écart) par Werner Selch.

Stéphane Pélissier obtient lui aussi son meilleur classement d'étape : 5e à 1H24' du vainqueur (moyenne 9,626). Il réussit à devancer Takasumi Senoo et René Strosny et surtout à reprendre du temps à ceux qui le devancent au général (voir paragraphe "A retenir aujourd'hui"). Il est à environ 1H53 du top 10 de ce classement général. Ce ne sera pas facile mais c'est possible !

Chez les filles, une nouvelle étape (la 10e consécutive) tombe dans l'escarcelle de Elke Streicher (24e au scratch) qui bénéficie toujours des accompagnements cumulés de son ombre et de Marcel Heinig et qui a couru à 8,106 km/h. Derrière elle, Furuyama Takako (26e) et Hiroko Okiyama (30e à 7,540 km/h) complète le podium.

Chez les français, très belle 19e place de Fabrice Viaud à 8,310 km/h qui confirme ainsi son retour à un "meilleur état physique et mental" sur ces 94 kilomètres. Roger Warenghem dont on ne peut qu'admirer le courage et la volonté dans l'épreuve qu'il traverse et son pote Alain Lemarchand ont "fait leur étape" (27es à 7,830 km/h) et Gérard Denis a franchi la ligne en 33e position en laissant donc seize autres coureurs derrière lui.

En fin de classement, les duettistes japonaises Okuno 47e en 15H21'51" et Saeko 49e en 15H36'36" (à 3'24" du cut off, elle était "large" cette fois ... ) sont cette fois séparées par le turc allemand Mike Friedl, ex-brillant 21e du classement général, littéralement "en panne" depuis l'entrée en Scandinavie (48e en 15H22'15").

Les cinq derniers sont arrivés peu avant 22 heures. Demain, départ pour tous les coureurs à 6H30 (horaire exceptionnel). La nuit sera courte ! ...


AU CLASSEMENT GENERAL

Moyennes :
Moyenne du leader : 12,024 km/h
Moyenne du 2e : 11,217 km/h
Moyenne du 3e : 11,209 km/h
Moyenne du 4e : 10,906 km/h
Moyenne du 5e : 10,562 km/h
Moyenne du 10e : 9,656 km/h
Moyenne du 15e : 9,110 km/h
Moyenne du 20e : 8,612 km/h
Moyenne du 25e : 8,276 km/h
Moyenne du 30e : 7,932 km/h

Ecart en heures :
1er - 2e/3e : 22 H
2e/3e - 4e : 10 H
4e - 5e : 11 H
5e - 6e/7e : 8 H
7e - 8e : 14 H
8e - 9e : 2 H
9e - 10e : 10 H
10e/11e - 12e : 2 H

Bastons en cours (haut du classement) :
Strosny 3e à 14'42" de Senoo 2e
Sjavik 7e à 31'03" de Wagen 6e
Schlotter 11e à 18'54"de Eivindsen 10e

Les français :
12e Stéphane Pélissier
23e Fabrice Viaud
29e Roger Warenghem
30e Alain Lemarchand
33e Gérard Denis

Les filles :
14e Hiroko Okiyama
21e Furuyama Takako à 28 heures+ de Hiroko
22e Elke Streicher à 36 heures+ de Hiroko
34e Kazuko Kaihata à 99 heures+ de Hiroko


 




Il DOIT maintenant aller au bout. Toute la volonté de Roger escorté de ses fidèles potes Alain et Christophe. Une belle image d'ultra, de vie.

Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 12:00


MENU DU JOUR

53e étape : Kabdalis - Jokkmokk 59,5 km
Une parenthèse entre deux étapes dantesques de 95,1 et 94 km !
Cumul km depuis Bari : 3670,8 km
Cut off : 9H55'.


A RETENIR AUJOURD'HUI

              Alain et Roger, deux potes français au Cercle polaire



L'ETAPE DU JOUR
Rainer Koch
n'en finit pas de gagner, les 59,5 km en 5H07'35". Moyenne 11,607 km/h.
Trond Sjavik une cinquième fois consécutive deuxième de l'étape. En 5H21'12", moyenne 11,114 km/h.

René Strosny
, 3e en 5H23'01", et Takasumi Senoo, 4e en 5H24'25", ont devancé Robert Wimmer, 5e en 5H36'38". La tactique dite de "Tak et Tic" semble bien confirmée (voir étape d'hier).

Plus loin, derrière Martin Wagen et Eiolf Eivindsen, Stéphane Pélissier
prend la 8e place en 5H49'08" (moyenne : 10,225 km/h). Depuis la 42e étape, le toulousain n'a été hors top 10 que sur une seule étape (la 45e où il fut 13e). Tout lui semble facile, il gère impeccablement et il est dans les 10 chaque jour ou presque ... A moins de trois heures du top 10 ce soir, cette fois-ci au général, il se pourrait bien que Stéphane ait une petite idée dans la tête. Ses concurrents directs se nomment Eiolf Eivindsen et Hans-Jürgen Schlotter. Si le premier d'entre eux l'a devancé de quatre minutes dans l'étape du jour, Stéphane a repris une heure  à l'allemand. Celui-ci, au contraire de Markus Bernhard ou Ullrich Zach, voit ses performances baisser depuis l'entrée sur le territoire suédois. Ainsi HJS n'a été dans le top 10 qu'à l'arrivée de 2 étapes depuis le ferry (32e étape). Une place gagnée au minimum semble du domaine du très possible ... Il restera alors la problématique nommée Eiolf ... Stéphane Pélissier peut légitimement regarder vers le haut ... C'est à suivre.

Chez les français, on n'attendait pas forcément Fabrice Viaud à la 19e place dès aujourd'hui (moyenne 8,562 km/h). On attendra son récit (voir ci-dessous) pour connaître ses sensations mais il semble bien que Fab' is back après 8 étapes qui lui parurent interminables et ô combien douloureuses. L'arrivée au Cap Nord n'en sera que plus belle. On s'en réjouit forcément pour ce "mec bien".
Les autres frenchies ont bien assuré : Roger et Alain, 25es en 7H16'08" (8,186 km/h), Gérard, 34e comme au classement g
énéral (et juste devant ... Christian Marti) en 8H04'44" (7,365 km/h).

Chez les filles, le tiercé du jour est Elke Streicher 20e, Furuyama Takako 27e et ... Hiroko Okiyama, arrivée elle 30e au scratch en 7H34'14" (7,859 km/h). Les cierges de JBJ ont été efficaces. Jean-Benoît, tu en garderas un pour moi pour ma prochaine trans-France ou Gaule (?).

Toujours chez les filles, Okuno et Saeko ont terminé les dernières. La surprise n'est pas là. Par contre, il est permis de s'interroger : ces dames auraient-elles l'esprit potache ?
Observation :
52e étape : cut off : 15H51. Leurs temps : Saeko : 15H50'55", Okuno : 15H51'00"
53e étape : cut off : 9H55. Leurs temps : Okuno 9H54'57", Saeko : 9H56'09" Etonnant, non ?


            Et, en plus, Rainer Koch prend le temps de s'arrêter ...


AU CLASSEMENT GENERAL
Moyenne de Rainer Koch recalculée après cette étape : 12,045 km/h
Moyenne de Takasumi Senoo : 11,267 km/h, René Strosny : 11,258 km/h ... Neuf mètres d'écart à l'heure après 3670 km ...
Moyenne de Robert Wimmer : 10,932 km/h
Jan Nabuurs, Martin Wagen et Trond Sjavik ont, eux aussi, réalisé des moyennes supérieures à 10 km/h/ depuis Bari.
Janne Kankaasyrjä, Henry Wehder, Eiolf Eivindsen, H-J. Schlotter, Stéphane Pélissier ont tenu des moyennes supérieures à 9,50 km/h.

L'écart entre Tak' et René : 14'42". Moins de trois bornes !
L'écart entre Eiolf (10e) et Stéphane (12e) : 2H37'52".

La moyenne de Saeko : 6,252 km/h.
Ecart avec le cut off (temps maximum autorisé sur les 3670,8 km) : 24H37'23".
Temps moyen passé sur une étape : 11H05'.


BONUS SPECIAL FAB'
Voici le récit tant attendu de Fabrice Viaud et qui ne peut être publié dès ce soir sur son blog :

Mercredi 10 juin, 53ème étape, Kabdalis – Jokkmokk : 59,5km.


La nuit fut bonne et ce qui fait drôle, c'est qu'au coucher, le soleil était d'un côté du bâtiment et qu'au réveil, il était toujours du même côté. Il avait seulement disparu derrière une colline.

Le soleil brillait donc, la température était fraîche mais cela n'allait pas durer.

Pas de sac à dos aujourd'hui, juste ma banane avec le minimum nécessaire, mon coupe-vent et mon MP3, on ne sait jamais.

Le départ, comme les précédents se fit dans la douleur, mais aujourd'hui, celle-ci se fit moins handicapante pour pouvoir commencer à courir rapidement. Au fil des minutes, j'avais trouvé un rythme intéressant, proche de celui d'hier.

Je décidais de passer le moins de temps possible aux ravitaillements afin de ne pas avoir à trop souffrir comme la veille à chaque redémarrage. Ainsi, je me retrouvais devant le duo Roger-Alain, devant le duo des suédois et devant quelques autres coureurs que je n'avais plus l'habitude de savoir derrière.

Et oui, une semaine dans les « bas-fonds » du classement, ça marque et on n'espère même plus au bout d'un certain temps pouvoir graviter à nouveau dans les mêmes sphères qu'avant.

Je suis resté concentré à fond sur ma course, les distances séparant chaque poste de ravitaillement (de 8 à 9,3km) aidant à garder un objectif d'environ 1h pour aller de l'un à l'autre.

Le dernier poste de ravitaillement, situé à 8km du but était installé juste sur le parking où nous avons franchi le Cercle Polaire.

Ce n'est qu'anecdotique, mais pour moi, ça m'a fait une impression que ceux qui ont franchi l'équateur doivent connaître. C'est symbolique et dans notre course vers le Cap Nord, et ça fait un nouvel objectif d'atteint.


J'ai couru à 8,5km/h de moyenne, donc je suis arrivé à 13 heures ce qui m'a laissé du temps pour ranger mes affaires, faire quelques courses, passer l'IRM, et préparer mes affaires pour les deux jours qui suivent car demain on a une longue journée devant nous (94,4km) avec une arrivée devant un restaurant dans lequel on va manger avant d'être acheminés par véhicules à 6km de là pour prendre une douche et récupérer nos affaires pour dormir.

Le lendemain, il est prévu de faire ses bagages avant de prendre les navettes pour aller manger le petit déjeuner et de partir du restaurant : quel bazar ! Ingo avait l'air bien ennuyé de nous annoncer ça ce soir lors d'une réunion avant le dîner.

J'espère qu'on ne va pas laisser trop d'énergie avec tous ces transferts.


à+Fab****




Retrouvez dés ce soir les récits de Fabrice Viaud à propos des 51e et 52e étapes. Ils ont été ajoutés au bas des articles concernant ces deux étapes : 51, 52
Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 23:13

Stéphane Pélissier, une étoile de l'Europe ...

Par Vincent Toumazou, http://objectif.badwater.free.fr
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Mardi, 09 Juin 2009 20:00

pelissier-stephaneCourir 4700km en 64 étapes, voilà des chiffres qui donneraient le vertige à beaucoup. Pas à Stéphane Pélissier... Ce coureur de Lanta, près de Toulouse, réalise actuellement une incroyable performance sur cette course continentale. Une des plus exigeantes dans le genre au monde...


Alors que la course est entrée dans sa dernière partie, Stéphane fait preuve d'une belle forme et réalise chaque jour des prouesses. Pensez donc, aujourd'hui même, il a pris la 7ième place de l'étape en 9h42 pour 95km. Hallucinant... Partie de Bari au sud de l'Italie, la course relie le Cap Nord.


Après avoir fait preuve de prudence en début de course, Stéphane a connu plusieurs jours difficiles mais il a tenu bon. Et là, il est en passe de terminer cette formidable course tout proche du Top 10.


Coureur atypique à la personalité attachante, Stéphane est un coureur d'une grande modestie. Fou de course, il a déjà accroché à son palmarès les plus belles épreuves d'Ultrafond qui puissent exister : Badwater en 2005 et 2006, Spartathlon, Sakura-Mishi, Intégrale de Riquet, Transe Gaule figurent parmi les parcours où il a pu exprimer son talent. Pour la petite histoire, Pascal, notre faiseur d'images, a été son assistant sur ses Badwater.


Bravo Stéphane !


Vincent

 


Pour aller plus loin...


Par Thierry D. - Publié dans : La TransEurope (divers)
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 12:00


MENU DU JOUR

52e étape : Arvidsjaur - Kabdalis, 95,1 km
Cumul km depuis Bari : 3611,3 km
Cut off : 15H51' (les derniers arriveront vers ... 22 h).


A RETENIR AUJOURD'HUI

Pour la première fois depuis le début de la TransEurope, je n'avais aucune  envie d'écrire un article sur l'étape du jour. Comparer des temps, évoquer des moyennes, se pencher sur des classements, pffff ! Quelle futilité que la course même lorsqu'elle se déroule sur 4500 km ... Peu importe la taille du tapis, elle reste un jeu. Dire que j'ai failli écrire ou même peut-être écrit à Fabrice que seul l'abandon était définitif. Quelle connerie ! Pris par la passion de l'ultra, j'oubliais la légèreté de son exercice. Détends-toi pépère, l'abandon sur une course de quadras, quinquas ou sexas quelque part immatures, ça n'a rien de définitif. C'est seulement la partie qui s'arrête. Comme chez les gamins qui jouent. Et puis après, si tu le veux, il y en a une autre. Ca ne tient qu'à toi !

A côté, il y a la vie. Où l'abandon a vraiment un caractère définitif. Lourd,  insupportable pour ceux qui restent "dans le Jeu".

Alors aujourd'hui, j'admire Flo, je pense à Roger. Je les embrasse tous les deux. Et je vous demande d'adresser des tonnes de messages de soutien à Roger pour qu'il trouve la force d'aller au bout de ce qui doit lui sembler soudain bien dérisoire alors que c'était son rève, il y a peu.
Reportez vous au blog de Roger


L'ETAPE DU JOUR
Puisque "Show must go on ..."
Elle a été remportée par Rainer Koch évidemment. En 8H09'53". Moyenne, 11,648 km/h. Aujourd'hui, il a placé la barre très très haute. Jugez-en : seuls les deux suivants ont terminé à moins d'une heure puis dix autres (seulement) à moins de deux heures, sept autres (re-seulement) à moins de 3 heures ! Il écrase la course. Un mutant !

Trond Sjavik (8H52'06") s'est poulidorisé. Quatrième place de deuxième consécutive pour le norvégien. Cette fois à 10,723 km/h.

Un coup pour rien pour Robert Wimmer (9H08'16", 10,407 km/h) qui n'a pu rattraper que 3'52" sur les (presque) 10 heures de retard par rapport aux deux dauphins de Rainer Koch. Venu ni plus ni moins pour gagner la TransEurope, il devrait - sauf blessure d'un membre du trio de tête - rester au pied du podium.

Hier, j'évoquais l'entente cordiale qui semblait devoir régner entre  Takasumi Senoo et René Strosny jusqu'aux toutes dernières étapes. Cette étape fleuve (je ne peux employer l'expression d'étape marathon ... pfff 42,195 !) est venue démontrer qu'il y avait de ça. "Ne pas casser, gérer Robert", v'là la tactique de Tak' et aussi celle de René (Tic !). La tactique de Tac et Tic ... Mouais, c'était trop tentant ! Ils se classent 4e ex aequo.

Outre Tic & Tak, Martin Wagen 6e, Stéphane Pélissier (cocorico) 7e en 9H42'18" (9,799 km/h), Christian Fatton, Markus Bernhard, Jan Nabuurs, Janne Kankaasyrjä, Hans-Jürgen Schlotter et Ullrich Zach ont terminé avec un retard compris entre une et deux heures.

Sans plus tarder, des niouzes de Fabrice et Hiroko.

Fabrice Viaud
prend la 26e place en compagnie de Roger Warenghem et Alain Lemarchand. En 11H56'29". Moyenne : 7,964 km/h. Rassurant pour Fabrice qui avait déjà redressé la tête hier. Réussir ceci sur deux étapes successives de 84 et 95 bornes, il n'y avait rien de mieux pour relancer le grand Fab'.
Hiroko Okiyama est arrivée juste derrière notre trio de frenchies. 29e en 12H07'08". Ce que j'ai écrit pour Fab' vaut pour elle. Peut-être était-il même encore plus important pour elle de réussir deux étapes à la suite en raison de sa stratégie unique "démarrer à fond et puis accélérer" qui devient redoutablement exigeante voire casse-gu*ule lorsque le corps n'en peut plus ...
Pour l'anecdote, elle est la 3e fille de l'étape après Elke Streicher (qui continue sa moisson) et Furuyama Takako.

Gérard Denis, 34e en 13'04'18", gagne une nouvelle fois son duel contre Christian Marti (35e). Le "Général" breton va le faire. Deux Transe Gaule, une Deutschlandlauf, une MiLKiL et bientôt une TransEurope. Ils sont peu nombreux à pouvoir rivaliser en terme de palmarès. En plus l'homme est exceptionnel.




Ils sont tous arrivés au bout de cet Everest de 95 km ! Saeko et Okuno les dernières en 15H51. Pile poil le cut off . A près de vingt deux heures ... Comme prévu. Demain à quatre heures trente, elles se lèveront pourtant et se rangeront, comme les autres, sous les ordres du Race Direktor à six heures pétantes. Et puis elles repartiront ... Magnifique ! Que personne ne passe à coté de leur exploit au prétexte qu'elles "ne courent qu'à six km/h ... Ce serait une grave erreur, voire leur manquer de respect de considérer que, seuls, les premiers sont des compétiteurs. Que sont elles  alors si elles ne sont pas compétitrices pour parvenir à faire ce qu'elles font ?

Au général, rien d'important. Merci de votre fidélité.



BONUS SPECIAL FAB'

Voici le récit tant attendu de Fabrice Viaud et qui ne peut être publié dès ce soir sur son blog
 :

Mardi 9 juin, 52ème étape, Arvidsjaur – Kabdalis : 95,1km.


La plus longue, la plus redoutée de toutes, celle qui peut faire rentrer non pas à la nuit tombée, car il n'y a plus de nuit, mais tard le soir. Le cut-off est à 21h51, ce qui ne laisse que 6h de repos avant le réveil et 8h avant le départ de l'étape suivante.

J'avais prévu de mettre entre 1h30 et 2h de plus qu'hier, soit entre 13h30 et 14h de route.

La réalité fut tout autre.

Pourtant le démarrage fut laborieux, je n'arrivais pas à courir ni même à marcher rapidement sans ressentir de fortes douleurs aux deux zones qui me gênent actuellement. Au bout de 30 minutes, pas beaucoup d'amélioration. Je dis à Christophe qu'il pouvait partir devant pour essayer d'avoir du temps à lui ce soir et pour ne pas arriver trop tard à m'attendre.

Les kilomètres passèrent et peu à peu, les douleurs devinrent acceptables et je pus commencer à aller un peu plus vite. Ainsi je remontai tous les coureurs qui m'avaient dépassé en m'encourageant au passage et je continuai jusqu'à Alain et Roger avec qui je décidai de rester, sachant que Roger est un coureur à l'allure régulière et rassurante.

Nous avons couru tout le reste de l'étape ensemble.

A l'arrivée, nous terminons en moins de 12h, soit à 8km/h de moyenne. J'ai serré les dents pour rester avec mes deux compères car ce ne fut pas toujours facile, les douleurs revenant après chaque ravitaillement quand je m'arrêtais trop longtemps.

Cette étape, au niveau du paysage, a été très agréable, nous avons encore vu de rennes qui parfois même traversaient la route devant nous !

Le temps fut agréable voire chaud par moment, mais nous avons fini les 6 derniers kilomètres sous la pluie d'un orage. Nous avons sorti les ponchos.

Ce soir, nous dormons dans une ancienne école dont les classes ont été aménagées en dortoirs avec des lits sur lesquels il va faire du bien de se reposer.

Demain, 60km « seulement » avant la deuxième grande étape de 94,4km de jeudi; ça, ça sera une autre histoire.

En tout cas, plus que 12 étapes et moins de 900km à faire.



 à+Fab****

 



Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 12:00


MENU DU JOUR

51e étape : Sorsele - Arvidsjaur, 84,6 km
Cumul km depuis Bari : 3516,2 km
Cut off : 14H06' (les derniers arriveront vers 20 h et repartiront le lendemain à 6 h pour 95 bornes ...).
49 coureurs au départ de Sorsele.
(Lire
TransEurope 2009 - La 50e étape de Fabrice Viaud, récit. )


A RETENIR AUJOURD'HUI
- Fabrice et Hiroko s'en sont tirés. Plutôt relativement bien. Cependant le précédent de l'enchainement 49e/ 50e étapes d'Hiroko doit inciter à rester prudent. L'étape au long cours de demain sera un autre révélateur  de leur état de forme mental et physique.

- Selon Jürgen Klemenz, Rainer Koch a -sauf blessure voire abandon- (tout le monde sera d'accord) course gagnée (20 heures d'avance sur ses dauphins). Robert Wimmer qui avait déclaré vouloir gagner la TransEurope pour la 2e fois, ne va probablement pas monter sur le podium. Une attaque de Robert Wimmer était semble-t-il attendue sur cette 51e étape. En fait, le vainqueur de l'édition 2003 n'a pu faire mieux que de prendre la 5e place, distancé qu'il a été par René (Tic ?) et Tak sur lesquels il compte 10 heures de retard. Là aussi, sauf blessure de ceux qui le précèdent, Robert Wimmer restera 4e. Quant aux deux dauphins, il ne semble pas qu'ils aient opté pour une stratégie d'attaque de l'un vis à vis de l'autre (ou réciproquement) avec le risque évident que l'un ne casse. Il apparaît vraisemblable que les deux en découdront sans mise en danger excessif dans les toutes dernières étapes. Si c'est le cas, le suspense pourrait alors perdurer jusqu'à la dernière étape avec des écarts faibles.





T'as raison, Jean-Benoît, c'est  quoi ce bordel ? Il y en a partout, à droite, à gauche ... Ingo, les cartons !



L'ETAPE DU JOUR
Surprenant ! Rainer Koch n'est que 10e !!! ...
Mais non, je m'amuse !!!
Il est prem's comme d'hab' ! En 7H16'53".
Trond Sjavik à 17'27" gagne le renne d'argent, Takasumi Senoo à 34'46" celui de bronze et René Strosny, 21" après Tak', le même truc animal en chocolat !

Malgré sa générosité légendaire (en fait, je n'en sais rien mais je n'ai pas trouvé d'autre façon de commencer ma phrase et je me concentre sur le Roy*l B*con qui me permet de me connecter wi-fi en pleine itinérance), Ingo n'avait pas d'autres rennes à distribuer aux suivants (même en morille ou en neige). Il décida par conséquent de distribuer ce qu'il avait. Alors il prit du temps de récup', le bénit, le rompit et le donna à ses apotres selon une règle simple à défaut d'être originale. Les premiers arrivés furent les mieux servis et puis le morceau de temps devint de plus en plus petit jusqu'aux derniers qui, les malheureux, sur une étape comme celle-ci durent probablement choisir entre douche froide et rien, entre pas grand chose et trop peu à manger ... Dura lex sed lex !

Bon, des surprises en tête de course, il n'y en a pas. A signaler la belle 8e place de Stéphane Pélissier (8H30'55") qui a dû profiter  de cette 51e étpe pour prendre une leçon de cryptogamie dispensée par l'helvète et "morilleur" Christian Fatton (8e ex aequo).

Une fois les associés Roger Warenghem et Alain Lemarchand 24es en 10H22'02", Gérard Denis 31e en 11H23'00" arrivés (bien), on n'avait plus qu'à penser à Fabrice Viaud et Hiroko Okiyama pour lesquels Jean-Benoît Jaouen m'avait promis qu'il irait mettre des cierges (hier, JBJ ne s'était pas réveillé pour aller à la messe ...). Oui, nous sommes partisans, je sais, mais nous assumons !
JBJ a dû tenir sa parole puisqu'après avoir frôlé le pire dans l'étape d'hier, nos deux "chouchous" du jour ont été protégés par les dieux de l'ultra et sont arrivés beaucoup plus tôt et mieux classés que ce que l'on pouvait craindre pour eux. Fab' 34e en 11H51'18" et Hiroko 39e en 12H00'39", ... il ne restait plus qu'à pousser un grand ouf tant nous étions soulagés ! Mentalement, même s'ils ont dû aller chercher très loin dans leurs ressources, franchir une telle montagne (84 km) d'une bien moins mauvaise façon que ce qu'ils pouvaient craindre, va leur faire un bien immense avant d'attaquer un nouveau sommet de 95 bornes par sa face nord. Souhaitons que ce bien ne soit pas seulement immense mais carrément décisif pour la suite et la fin de l'expédition. Mais, put..., ils nous auront fait bien peur, ces cochons !!!...


Peu avant le cut off et le journal de 20 heures, Saeko puis Okuno sont arrivées dans l'ordre.  A cette heure-là, les réserves de temps d'Ingo étaient pratiquement épuisées. Mais les deux japonaises sont rompues à l'exercice de la régénération expresse. Après tout, depuis le temps qu'elles jouent avec le cut off, celui-ci a pu devenir leur meilleur ami. En tout cas, les deux forçat(e?)s du bitume seront bien au départ, demain à 6 heures du mat', d'une étape encore plus longue ... Séquence admiration.

On observe que, de plus en plus, les coureurs ont tendance à se regrouper. Par 2, 3 ou davantage. Aujourd'hui, il y eut 7 paires, 1 brelan et un carré (d'as ... évidemment). Pour passer le temps, se soutenir, faire peur au renne ?


Les classements du jour
ICI


BONUS SPECIAL FAB'

Voici le récit tant attendu de Fabrice Viaud et qui ne peut être publié dès ce soir sur son blog
 :

 

Lundi 8 juin, 51ème étape, Sorsele – Arvidsjaur : 84,6km.


Cette étape était redoutée car longue (84,6km) et comme je m'étais fixé environ 13h pour la courir, j'avais mis le camel bag avec mon portable, mes deux MP3 et l'appareil photos. J'avais aussi emporté le poncho et ma casquette plus un en-cas pour les deux premières heures.

Je suis parti en boîtant, comme d'habitude, et il m'a fallu plusieurs kilomètres pour me chauffer. Une fois chaud, les douleurs (ischios + dos) se firent moins intenses si bien que je pouvais courir longtemps, mais pas vite. Du moment que je prenais de l'avance sur le cut-off, le reste m'importait peu.

J'ai tenu le 7,5km/h jusqu'au 30ème km environ, et par la suite j'ai fait route avec Christophe qui m'avait rattrapé au gré des postes de ravitaillement. Nous sommes restés ensemble et nous avons pu voir des rennes que nous avons pris en photo. D'abord un puis 4 plus loin et enfin un troupeau.

De s'arrêter photographier les animaux et les paysages, ça fait perdre du temps : la moyenne avait chuté à 7km/h environ et je commençais sérieusement à avoir de plus en plus mal. J'ai serré les dents, je me suis accroché et j'ai fini par arriver en moins de 12h. J'avais gagné 1h de repos ce qui n'est pas négligeable quand on flirte avec la queue du peloton. J'ai pu me doucher, laver deux trois affaires, et préparer ma tenue avant d'aller dîner.

J'étais installé sur un gros tapis de saut, merci Stéphane, et je n'avais pas à défaire mon matelas. C'est installé dessus qu'après mes soins, j'ai rédigé ce CR.


à+Fab****
Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 14:36



LE MENU DU JOUR
50e étape : Storuman - Sorsele, 71,8 km
Cumul km après 50 étapes : 3431,6
Cut off : 11H58
49 coureurs en course / 67 au départ de Bari

Omelette aux morilles à l'arrivée pour les frenchies

ULTRA : Départ des 6 jours d'Antibes à 16 heures. Suivi extra sur le site de l'ami Gérard Cain  (video, classements, encouragements aux coureurs : cliquer sur LIVE 2009). Allez Marie-Jeanne, Regina, Alex, Robert, Christophe, Gilbert, Jean-Claude, KG, Pascal, Mica, Gérard, Jimmy, ... et tous les autres.

RUGBY : La fète au Brennus sur la Place de la Victoire à Perpignan. Paracétamolparty Place de Jaude à Clermont, ville juste un pneu déprimée aujourd'hui.

A RETENIR AUJOURD'HUI
- 16 heures pétantes, c'est parti pour 6 jours à Antibes ! Le live (cliquer sur LIVE 2009)
- Météo TransEurope : 3°C au départ, pluie et grésil sur le parcours ... Ce doit être ça les délices du Nord !
-
La 42e place d'Hiroko, sa moyenne horaire (6,542 km/h) qui effacent d'un coup, d'un seul, toute la certitude que nous avions cru pouvoir tirer de l'étape d'hier (26e de l'étape à 8 km/h).
- La 44e place (ex aequo) de Fabrice Viaud qui ne laisse que les deux japonaises Okuno et Saeko derrière lui. Sa moyenne (6,267 km/h). Les trente minutes qui le séparaient du cut off.
- Quid du mental d'Hiroko, de celui de Fab' ce soir avec la perspective de deux étapes de 84,6 et 95,1 bornes ? Avant une trentaine d'heures de souffrance mentale et physique réparties en seulement deux journées si la galère reste du même niveau ? Sans vraie récupération ... Dur, très dur pour eux.
- Lire TransEurope 2009 - La 50e étape de Fabrice Viaud, récit.



                              Roger Warenghem


L'ETAPE DU JOUR
Savez-vous ce que fait Rainer Koch le dimanche ? Comme les autres jours ... Il gagne !
Les 71,8 km en 6H03'39". Moyenne : 11,846 km/h.

Trond Sjavik, 2e comme hier en 6H37'04", Robert Wimmer, 3e en 6H38'20" prennent les deux marches libres du podium.

Dans la même minute que Robert Wimmer, René Strosny, 4e en 6H38'57", ne parvient à grignoter que deux minutes et demi à Takasumi Senoo, 5e en 6H41'30".

Ensuite, Jan Nabuurs, 6e en 6H43'23", précède un triplé suisse formé de Martin Wagen 7e, Markus Bernhard et Christian Fatton, 8es ex aequo et Stéphane Pélissier, 10e en 7H22'54" (9,727 km/h).

Chez les filles, Elke Streicher (21e au scratch) gagne l'étape en 8H18'54" (8,635 km/h).
Furuyama Takako est 2e. Elle était escortée à l'arrivée de deux gardes du corps musclés, dont les tablettes de chocolat ne sont plus à vanter : Roger Warenghem et Alain Lemarchand. Ils sont tous les trois 25e au scratch en 8H44'43" (8,210 km/h).
C'est Kazuko Kaihata (30e au scratch) qui prend la 3e place.

Gérard Denis
, par l'omelette aux morilles alléché, prend la 29e place en 9H19'17" et augmente son avance de 30' dans son duel avec Christian Marti, 33e.

Alors qu'on la pensait tirée d'affaire, Hiroko Okiyama, 42e en 10H58'29" (6,542 km/h) n'a donc pu confirmer ce qu'elle était parvenue à faire hier (8 km/h). Terrible course ... Dis JB, tu devais aller à la messe ce matin, tu ne t'es pas réveillé ?

Que dire de Fabrice Viaud qui a traîné sa misère pendant 11H27'23" sur les 71,8 km du parcours ... A 6,267 km/h. Comme Mike Friedl. Entre les deux, l'ambiance ne devait pas être à la fête ! Ils n'ont pas dû beaucoup rigoler. On attendra le CR de Fabrice.

Okuno et Saeko sont parvenues à rentrer avant le cut off. De peu, comme d'hab'.


                                Trond Sjavik



AU CLASSEMENT GENERAL
Moyenne de Rainer Koch après 50 étapes : 12,076 km/h.
Avance de Rainer Koch sur le 2e : 19H09'57".

Moyenne de Takasumi Senoo, dauphin actuel, après 50 étapes : 11,313 km/h.
Ecart entre Takasumi Senoo, 2e, et René Strosny, 3e : 15'45".

Ecart entre Janne Kankaasyrjä, 8e, et Henry Wehder, 9e : 1H01'03".

Hiroko Okiyama à plus de 12 H de la 10e place qui était encore la sienne à l'issue de la 45e étape.

Ecart entre la Matthias Bramstang & Andreas Falk Swedish Association (16e ex aequo, forcément) et Furuyama Takako (18e) : 42'22".

Ecart entre Christian Fatton, 19e, et Ullrich Zach, 20e : 29'54".

Ecart entre Tom Wolter-Roessler, 26e, et Roger Warenghem, 27e : 1H06'55".

Mike Friedl à plus de 60 H de la 21e place qui était encore la sienne à la mi-course (32e étape). Terrifiant !


Les classements du jour ICI

Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 12:11


LE MENU DU JOUR

49e étape : Vilhelmina - Storuman, 69,7 km

En terme d'étapes, c'est le dessert puisque c'est le dernier quart de la TransEurope qui commence.
En terme de km, c'est la part la plus grosse du gateau (sans compter la cerise que constitue la météo locale) qui reste à avaler avec seize étapes d'une longueur moyenne de 74,85 km.

km 1er quart : 1067,6 (étape moyenne : 66,72 km)
km 2e quart : 1108,2 (étape moyenne : 69,26 km)
km 3e quart : 1114,3 (étape moyenne : 69,64 km)
km 4e quart : 1197,6 (étape moyenne : 74,85 km)

Rappels - Etape moyenne de la TransEurope 2009 : 70,1 km. Etape moyenne de la Transe Gaule : 64 km.

Les étapes du 9 juin (95,1 km) et du 11 juin (94 km) doivent déjà hanter les nuits (ce qu'il en reste) de celles et ceux qui sont d'ores et déjà en souffrance avec la perspective d'une interminable bagarre contre eux-mêmes de près de 16 heures ...
Après, il restera celle du 19 juin (92,6 km), certes encadrée de deux étapes de plus de 80 bornes, mais, psychologiquement, la proximité de la Finish Line (deux jours plus tard) devrait donner des ailes (ou presque) aux survivants de l'impossible ...



A RETENIR AUJOURD'HUI

- La very good niouze du jour : Hiroko va mieux (deux kilomètres par heure de mieux qu'hier. Hiroko va s'en sortir et, du coup, Jean-Benoît Jaouen (JBJ) a décidé : "demain, promis, je vais à la messe".
- Par contre, abandon de la néerlandaise Jenni de Groot qui avait été repêchée par le Race Direktor hier (elle était 31e au général). Jenni est vraiment allée au bout du possible. Diagnostic des médecins : fracture de fatigue au niveau du bassin ! ...
- Les Norvégiens sont en forme. Trond et Eiolf 2e et 3e de l'étape ! En outre, au classement général, Eiolf (10e) a rejoint Trond 7e et Henry 9e dans le top 10. L'expert JBJ ... les suspecte d'avoir discrètement "égorgé un renne pour boire son sang chaud."
-
Clermont, jamais sacré à ce jour, a perdu la 10e finale de son histoire. Pour ceux qui ont du mal à suivre, c'est la rubrique rugby. Les "ennemis héréditaires" des auvergnats (les brivistes) les avaient prévenus lorsqu'au retour de la demi-finale victorieuse jouée à Bordeaux, les clermontois s'étaient autorisés à manifester leur joie de façon un peu bruyante en traversant Brive : "Les défaites, c'est comme les pizzas, la dixième est offerte !". Le rugby et le chambrage sont indissociables. En plus, chambrer un "jaunard" (là, je reconnais, faut être initié), c'est un vrai bonheur pour un briviste (et j'en suis un de coeur).






L'ETAPE DU JOUR

 

 

Rainer Koch, nième victoire. Les 69,7 km en 5H51'38". Moyenne : 11,893 km/h.
Les norvégiens se rebiffent et prennent toute la quotité disponible du podium : Trond Sjavik 2e en 6H06'09", Eiolf Eivindsen 3e en 6H17'52", les deux à plus de 11 km/h.

Robert Wimmer 4e, René Strosny 5e, Takasumi Senoo 6e (à 36'09" de Rainer et à 5'08" de René), Jan Nabuurs 7e, Stéphane Pélissier 8e en 6H48'11"(10,245 km/h), Martin Wagen 9e ont, eux, couru à plus de 10 km/h.

Surprise : le top 10 est un top 16 ! Puisque 6 coureurs sont arrivés ensemble : Janne Kankaasyrjä, Henry Wehder, Hans-Jürgen Schlotter, Achim Heukemes, Markus Bernhard et Ullrich Zach. Temps : 7H11'40". Moyenne : 9,688 km/h.

Chez les filles : victoire d'étape pour Elke Streicher (21e du scratch, 7H59'01", moyenne 8,730 km/h). La très bonne nouvelle vient de la deuxième place d'Hiroko Okiyama en 8H39'15" (26e ex aequo au scratch avec Furuyama Takako). Lorsque Nicole Denis m'avait parlé à son propos de douleur à l'aîne, j'avais été rassuré : il ne s'agissait pas d'une fracture de fatigue comme en 2003. Restait à savoir si la guerrière Hiroko allait concevoir et admettre de ne pas se bagarrer borne après borne avec les 10/15 premiers. Ce n'était pas gagné au point qu'hier, elle était passée à moins de 9 minutes du cut off. En courant aujourd'hui à 8 km/h (8,054), Hiroko semble avoir pris le dessus mentalement. C'était probablement le plus difficile pour elle.

15H00 - info Ingo Schulze : abandon de Jenni de Groot.

Chez les français, outre la superbe 8e place de Stéphane Pélissier, Roger Warenghem et Alain Lemarchand se classent 23es en 8H23'42" (8,302 km/h), Gérard Denis, pourtant pris la main dans le sac de morilles, 32e (34'41" avant Christian Marti, hé hé) en 9H03'02" (7,701 km/h), Fabrice Viaud 33e en 9H26'14".

Dans la rubrique galère, l'homme à la casquette-string (modèle déposé), Mike Friedl n'est malheureusement pour lui pas parvenu au bout de son tunnel. 45e en 11H04'. Il était 21e au général à la mi-course (32e étape), il pointe maintenant à la 33e et à ... 56 heures du 21e !!! Vous avez bien lu : 56 heures perdues en 17 étapes, plus de 3 heures par jour sur son rang initial.

Enfin, comme à l'habitude, je rends hommage à Saeko et Okuno, une nième fois arrivées les dernières. Mais elles sont toujours là et, au risque de me répéter, cela me fera très plaisir si elles parviennent au Cap Nord. Il leur reste à "escalader" l'Everest des kilomètrages concoctés par ce diable d'Ingo pour le dernier quart de la course. Sûr qu'elles ne vont pas avoir beaucoup de temps de repos les jours à venir.


       On a beau être coureur, on n'en est pas moins homme. Et gourmet.
                 Gérard en mode chercheur de champignons ...





AU CLASSEMENT GENERAL

La moyenne de Rainer Koch recalculée après 3359,8 km de course : 12,080 km/h.
C'est l'équivalent de 80 marathons en 3H30' en 49 jours.

L'écart entre Takasumi, 2e, et René, 3e : 18'18" ...
Leurs moyennes : de l'ordre de 11,3 km/h.
Pour eux, les 80 marathons ont été "courus" en 3H43.
Ils sont à 18H30 de Rainer Koch.

Il y avait déjà trois allemands dans le top 10 (Koch, Strosny, Wimmer). Il y a maintenant trois norvégiens avec l'entrée dans ce gotha d'Eiolf Eivindsen au dépens de Hans-Jürgen Schlotter ... pour 13 minutes (+ Sjavik, + Wehder). Un japonais (Senoo), un néerlandais (Nabuurs), un suisse (Wagen), un finlandais (Kankaasyrjä) complètent le groupe.

Stéphane Pélissier est 12e. A seulement 4 heures du top 10. Avec le programme à venir et la forme actuelle de Stéphane, on peut raisonnablement jouer une pièce sur ce scénario.

Hiroko Okiyama est 13e. A 9 heures du top 10. C'est ce qu'elle a perdu sur les trois dernières étapes. Mais elle a su rebondir après avoir touché le fond hier. Là est l'important.

Markus Bernhard, 16e ce soir, était 24e après la 32e étape (mi-course).

Fabrice Viaud, 22e, a été passé aujourd'hui par Christian Fatton (20e) et Ullrich Zach (21e). Elke Streicher, 23e, est à 4H30 du grand Fab'. Il a de quoi voir venir. A priori, on peut imaginer que le pire en terme de classement est passé. Pour mémoire, Ullrich Zach qui, comme Markus Bernhard a entamé une nouvelle course après la ballade en ferry, était 26e à la mi-course.

On peut observer que Furuyama Takako qui était sa plus proche rivale avant son coup de moins bien, a été passée par les deux valeureux soldats de l'armée suédoise qui avaient connu une sacrée galère entre la 30e et la 34e étape avec la blessure d'Andreas (Matthias l'avait attendu) avant de retrouver leur rang.

Roger Warenghem 33e, Alain Lemarchand 34e, Gérard Denis 38e. Impeccables français !



BONUS SPECIAL FAB'

Voici le récit tant attendu de Fabrice Viaud et qui ne peut être publié dès ce soir sur son blog
 :
 

Samedi 6 juin, 49ème étape, Wilhelmina – Storuman : 68,3km.


Quand nous sommes partis de Wilhelmina ce matin, le temps était couvert mais il n'y avait pas de vent ce qui n'a rendu le départ trop froid comme on l'avait craint un moment.

Une côte dès les premiers hectomètres, ça calme, et une fois franchie, le long serpent gris pouvait se déployer pour nous mener à Storuman.

Mes sensations étaient bonnes, quelques petites douleurs ici et là, mais j'étais assez optimiste en me disant que la fatigue généralisée disparaissait petit à petit.


J'ai couru seul pendant une quarantaine de kilomètres, naviguant à vue derrière les coureurs avec qui (ou devant qui) j'étais il y a encore une huitaine de jours. Du 8km/h comme ça, je signais tout de suite et en extrapolant, je me faisait déjà un plan d'arrivée vers 14h30, soit après 8h30 de course.

Mais .. car il y a un mais, c'était sans compter de nouveaux arrêts en forêt, des averses de pluie puis de neige et sans compter les quelques kilomètres de route en travaux où nous avons dû courir sur de gros graviers et sur une chaussée déformée, croisant de temps à autres des véhicules ne se souciant parfois pas du danger de nous projeter des graviers de par leur vitesse.

Pour moi, ça a été le début de mes ennuis. Quand il y a une chaussée déformée, je suis obligé de lever plus haut les pieds et au bout d'un moment, des douleurs se sont réveillées : ischios, bassin, adducteurs, quadriceps (principalement sur la jambe gauche). A la fin de cette partie, je ne pouvais plus courir sur du 8km/h et quelques kilomètres plus loin, Christophe, que j'avais laissé courir à son rythme, me rattrapa a gré d'un ravitaillement. Nous avons donc terminé l'étape ensemble. J'étais déçu d'avoir flanché comme ça, pour une fois que j'avais de bonnes sensations. Le froid des averses m'a aussi gêné et j'ai conservé le poncho jusqu'à une dizaine de kilomètres de l'arrivée où le temps s'était éclairci.


Les paysages, au fil de notre montée vers le Nord (on a passé le 65° parallèle Nord aujourd'hui), sont tout aussi forestiers qu'avant, mais les sous bois sont constitués de végétation rabougrie poussant parmi les roches arrondies sans doute restes d'anciens glaciers.

Nous avons vu aussi de vastes étendues dénuées de haute végétation, sortes de steppes, dans lesquelles nous avons cherché en vain à apercevoir quelque animal, renne ou caribou.

De nombreux petits lacs et ruisseaux montrent que la neige était encore là il y a peu, de petites fleurs poussant en nombre autour de ces zones humides.

Toujours aussi peu d'habitations pendant ces longs kilomètres, quelques « hameaux », peu de circulation en ce samedi sinon des touristes hollandais, danois, allemands et même français. Donc, la compagnie de Christophe m'a été d'un grand secours au moment où psychologiquement j'aurais pu encore une fois sombrer.


Ce sois, c'est dur à encaisser d'avoir passé tout ce temps supplémentaire sur la route (9h30 de course environ), mais le moral est là.

J'appréhende tous les jours les nombreuses heures de bonus sur les routes suédoises, mais à la fin, elles finissent par passer quand même.

Et point positif, je ne risque pas d'arriver à la tombée de la nuit ... car là où on est, elle ne tombe plus.

Sur cette petite note d'humour, je vous laisse et vous dis à demain pour la suite des aventures nordiques de Fab****.


à+Fab****


PS : aujourd'hui, c'était ma 200ème course d'au moins la longueur d'un marathon. (72 étapes de la Transe Gaule, 49 étapes de la TEFR, 53 marathons, 20 « 100km » + 3 où j'ai abandonné après le km 45 au moins + 3 « 24h » = 200.

Objectif : le 21 juin en être à 215.

 

Par Thierry D. - Publié dans : Les étapes de la TransEurope
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