depasseur de bornes
Christine David
14 partants, 5 finishers
1. Istvan Sipos, 35 HUN 517:43:02
2. Dante Ciolfi, 39 USA 563:11:04 (+45:28:02)
3. Michiyoshi Kaiho, 50 JPN 587:02:02 (+69:19:00)
4. Motohiko Sato, 29 JPN 596:38:22 (78:55:20)
5. Kawika Spaulding, 40 USA 598:48:24 (+81:05:22)
Part 1 (9'44)
Part 2 (9'30)
Part 3 (9'27)
Part 4 (6'38)
Part 5 (5'18)
"Il n'est pas possible d'aborder la course avec un esprit logique,
car il est impossible de comprendre»
(Istvan Sipos, vainqueur de l'épreuve)
Voir ou revoir aussi : Running Across America - 1992 TransAmerica
Footrace
Claude Hardel est non seulement un grand
champion de l'Ultra mais aussi un homme que j'ai toujours beaucoup de plaisir à rencontrer.
Durant une course, Claude, infiniment concentré, peut apparaître, pour celui qui ne le connaîtrait pas, du genre "taiseux". Hors ces circonstances, si ses mots restent comptés, ils
sont toujours empreints d'une profonde richesse. Parmi les gens que j'ai rencontrés dans l'Ultra comme ailleurs, il y en a qui comptent plus que d'autres. Claude en fait
partie.
Voici son récit du Défi de la Baie James.
Défi de la Baie James, 21-28 juillet 2002, Québec
621 km en course à pied en solo
- de et par Claude Hardel -
Depuis deux ans, la Route de la Baie James occupait une partie de mon esprit, en fait depuis que je m’étais fixé comme objectif de la parcourir en course à pied,
dans le cadre d’un raid solo en autonomie maximum. J’avais intitulé ce projet « Défi de la Baie James », car il s’agissait avant tout d’un défi personnel.
Par autonomie maximum, il faut comprendre que le coureur porte dans un sac à dos l’équipement nécessaire à la course et aux bivouacs (tente, duvet, mini-popote, …), l’alimentation pour plusieurs
jours (barres et déshydratés), et se débrouille seul pour s’approvisionner en eau et soigner ses petits bobos. Pour le Défi de la Baie James, après une sélection rigoureuse des différents
équipements, mon sac à dos pesait entre 10 et 11 kg (avec deux litres d’eau et quatre jours de ravitaillement).
La Route de la Baie James est une route isolée qui dessert les grands barrages hydroélectriques du nord de la Baie James, au
Québec. Elle traverse la Municipalité de la Baie James (MBJ) du sud au nord. Avec ses 350 000 km2, soit près des 2/3 de la superficie de la France, la MBJ est incontestablement la plus grande
municipalité au monde. Pourtant, elle ne compte qu’environ 40 000 habitants, dont un tiers d’autochtones, principalement des indiens Cris, et deux tiers de Jamésiens. Le point de départ de la
route, symbolisé par la borne kilométrique 0, se trouve à Matagami, petite ville de 2300 habitants à vocation minière et forestière située un peu au sud du 50ème parallèle. Le point d’arrivée est
à Radisson, village de 350 habitants permanents auxquels s’ajoutent les personnels en rotation d’Hydro-Québec, situé un peu au sud du 54ème parallèle, 621 km plus loin. Entre ces deux localités,
la route ne traverse aucune ville ou village, les villages autochtones les plus proches étant situés à une centaine de kilomètres. La seule exception notable est le relais routier du km 381, avec
station essence, cafétéria et chambres. Depuis cette année, les dortoirs des locaux techniques du km 257 sont également ouverts au public, mais il n’y a pas d’assurance de pouvoir s’y restaurer.
Du sud au nord de la Route de la Baie James, la forêt boréale cède petit à petit la place à la taïga.
Avant mon départ, j’avais eu l’occasion de contacter la Municipalité de la Baie James, qui m’avait assuré de son soutien. Les incendies qui ont ravagé le nord du
Québec pendant la première quinzaine de juillet m’ont ensuite fait douter de la possibilité de mener à bien mon projet cette année. La route, fermée pendant dix jours, fut rouverte trois jours
seulement avant mon envol pour Montréal, que je ne pouvais plus différer. A mon arrivée à Matagami le 19 juillet, Gilbert Côté, responsable des opérations en tourisme, m’a confirmé l’assistance
de la MBJ, notamment pour assurer le transport de mon sac de voyage entre le départ et l’arrivée, avec deux déposes intermédiaires aux km 257 et 381. Ceci m’a permis de ne pas emporter toutes les
rations alimentaires dès le départ, mais de les répartir en trois. Il a souhaité également que je l’informe de ma progression en appelant le Centre d’information touristique du km 6 depuis
chacune des six cabines téléphoniques SOS réparties le long de la route.
Le problème posé par l’alimentation n’est pas tant celui du poids, même s’il faut compter entre 550g et 650g par jour,
que celui du volume, les plus gros sacs à dos de course taillant environ 30 litres. En autonomie complète, il m’aurait fallu emporter près de 5 kg d’alimentation pour être cohérent avec le délai
maximum de 9 jours que je m’étais fixé. Avec les déposes intermédiaires organisées par la MBJ, j’ai pu me contenter de 4 jours maximum d’autonomie, incluant une journée de sécurité. Mais la
question n’est pas tranchée car j’aimerais bien pouvoir arriver à une semaine d’autonomie complète : les régions du monde qui m’attirent pour ce genre de défis sont pour la plupart presque
inhabitées, les points de ravitaillement y sont donc rares, et une assistance aussi efficace que celle de la MBJ ne sera pas toujours disponible.
La course s’est donc déroulée en trois « étapes », effectuées en huit jours.
1ère étape : Matagami – Halte de la rivière Rupert – 257 km
2ème étape : Relais routier du km 381 – 124 km
3ème étape : Radisson – 240 km
D’après la MBJ, il s’agissait d’une première. Pour ma part, je voulais expérimenter en vraie grandeur ce
concept de course à pied sur longues distances en autonomie, après une répétition effectuée au printemps dernier en Normandie entre le Mont-Saint-Michel et le Cap de La Hague (211 km en 3 jours,
avec le même équipement). Je ne rejette en aucune façon les courses plus classiques, et je participe d’ailleurs à nombre d’entre elles chaque année. Mais j’aime bien varier les plaisirs. J’aime
bien également l’idée que la course à pied puisse constituer un moyen de locomotion en tant que tel pour des voyages hors du commun, sans ravitaillement assuré tous les 5 km, ni accompagnateur
motorisé accroché à vos baskets, ou sponsor accroché à votre maillot.
La Route de la Baie James
permettait d’effectuer ce test en vraie grandeur dans de bonnes conditions de sécurité (deux ou trois véhicules par heure dans la journée), et avec de l’eau disponible presque à volonté. Mais il
restait aussi à vérifier ma capacité à enchaîner de longues journées de course dans un paysage non dénué de monotonie. Dans les faits, après une première journée conforme à mes objectifs initiaux
(environ 100 km par jour), la deuxième journée fut particulièrement difficile et m’a obligé à revoir ces objectifs à la baisse. Après quoi, j’ai pu enchaîner des étapes d’environ 80 km par jour,
sauf le jour où je me suis octroyé une demi-journée de repos au relais routier du km 381. J’ai eu la quasi-certitude d’arriver au bout de mon Défi à la fin du troisième jour. Pour augmenter la
moyenne journalière (ailleurs !), il me faudra désormais essayer de réduire encore le poids du sac à dos, ce qui ne sera pas facile. Il y aurait aussi la possibilité d’utiliser une partie des
nuits, mais je n’ai pas eu le cœur de m’y résoudre dans le cadre de ces vacances au Québec.
La météo n’a pas eu beaucoup d’influence sur ce Défi. Grosso modo, il a plu un tiers du temps, fait chaud un autre tiers, et ni l’un ni l’autre un dernier tiers. Les températures ont varié de 1°C
à 15°C la nuit, de moins de 10°C à 25°C à l’ombre le jour, mais largement plus sur la route, où il n’y a jamais d’ombre. Le vent était le plus souvent sans incidence, plutôt défavorable le
deuxième jour, plutôt favorable un des derniers jours. Bref, rien de spécial pour un habitué des ultra-marathons, qui fait avec la météo qui se présente. Les animaux également ont peu interféré
avec le projet. Je n’ai vu ni ours ni loup, une fois seulement un orignal. Le plus gros danger pour les long-coureurs de la Baie James reste assurément les moustiques, et plus spécialement les
petites mouches, qui savent profiter de la moindre pause pour prélever leur tribut de sang si vous oubliez de vous en protéger.
Chaque jour, j’ai reçu des encouragements de la part de quelques uns des touristes, routiers, pêcheurs, autochtones, etc. qui empruntent la route, de plus en plus au fur et à mesure de ma
progression. Surtout, l’accueil à Radisson et à Matagami au retour fut extrêmement chaleureux, et je ne saurais trop recommander à tous de visiter cette région, quel que soit le mode de
locomotion envisagé ! Pour information, la route a déjà été effectuée en vélo, en roller et en motoneige, mais pas encore en tondeuse à gazon …
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Date
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Dimanche 21/07
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Lundi 22/07
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Mardi 23/07
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Mercredi 24/07
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Jeudi 25/07
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Vendredi 26/07
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Samedi 27/07
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Dimanche 28/07
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Total
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La TransAmerica Footrace fut organisée à quatre reprises de 1992 à 1995 par Jesse Dale Riley et Michael Kenney. C'était une version modernisée des
Bunion Derbies de 1928 et 1929.
Results 1992 TransAmerica Footrace
(28 starters, 13 finishers)
Runner's World Trans America Footrace
Huntington Beach CA to New York NY
June 20 to August 22, 1992 - 2935.8 miles
1. David Warady, 35, USA CA - 521:35:57
2. Milan Milanovic, 32 SUI - 527:16:21 (+5:40:24)
3. Tom Rogozinski, 24 USA - 528:48:54 (+7:12:57)
1992 TransAmerica Footrace
Sur ce film on reconnaît l'Allemand Helmut Schieke qui fut le meilleur ultramarathonien allemand à son époque et qui ne court
plus depuis la Trans Europe 2003 (abandon). Helmut officie maintenant chaque année comme bénévole et fournisseur de bières à l'étape, toujours avec une immense gentillesse, sur
la Deutschlandlauf et il sera encore dans le staff de la TransEurope 2009.
Je ne résiste pas à l'envie de rajouter que, outre Emile Laharrague et Serge Debladis, 2 autres Français (et 2 seulement !) ont terminé cette épreuve : Luc Dumont-St-Priest et Olivier
Forti, respectivement 2è et 5è en 2004 qui fut la dernière course organisée.
Beaucoup d'autres ont traversé les USA en solo :
http://www.seejohnrun.com/Trans_USA_Ultra.htm
Vraiment sympa, ces images !
Merci à toi, JB !
The 1929 Race
– From New York to LA.
Despite the fact that he probably lost about $100,000 on the 1928 run, Pyle was
confident that with the experience he had gained the previous year, he would make his fortune in 1929! This time the race was run in the opposite direction and on different roads. Prize money was
offered again but this time it went down to the 15th finisher.
The race started from Columbus Circle on March 31 and many of the runners were veterans from the 1928 race. These men had learned the hard way about racing strategy, pacing and how to take care
of themselves. The rate of attrition was very high among the untrained runners and out of a starting field of over 100, by the end of day five the field was down to 51; by day ten, 36; and by the
21st stage there were only 31 runners left!
The race turned out to be a two horse race between Peter Gavuzzi and the man who came in second in 1928, Johnny Salo. On the final stage, amidst much controversy, Salo won by a margin of 2
minutes 17 seconds!
The top 15 men, who should have won prize money, are set out below together with their finishing times and the amount of prize money. C.C.Pyle was bankrupt at the end of the race and no money was
paid out!
These 2 races became known as the Bunion Derbies. But these races (perhaps due to all the financial problems that occurred) were
the last Trans-USA races to be held for some 63 years!
No Finish Line
2007
Roger Warenghem *,
Un gaulois fait prince à Monaco !
Au palmarès de Roger Warenghem*, il y avait déjà une Transe Gaule, la plus belle, celle de 2005 et la Deutschlandlauf 2006 terminée à une
magnifique 5e
place.
Et puis, pour préparer son nouvel objectif, la TransEurope qui se déroulera du 19 avril au 21 juin 2009 (64 étapes et 4487,4 km !!!), Roger avait décider de passer
par la case Monaco.
Huit jours plus tard, il avait remporté la No Finish Line 2007 et le nouveau record de l'épreuve !
Impressionnant Roger Warenghem* qui a su construire son record avec une tranquillité, une régularité de métronome.
Ses progressions jour après jour en témoignent :
24 heures : 116,350 km
48 heures : 220, 520 km
72 heures : 322,580 km
96 heures : 419,780 km
120 heures : 500,780 km
144 heures : 596,360 km
168 heures : 708,140 km
192 heures : 813,440 km
Record de la No Finish Line
A la suite de son succès, Roger avait fait le cadeau d'un compte rendu publié par Ultrafondus.
Flash-back :
Pour aller à Monaco je covoiture avec François
Castell. Durant le trajet nous parlons bien sûr de course à pied, de mental et de stratégie de course pour la NFL. Je pars dans l'optique de faire l'équivalent d'une grosse étape de la
Transeurope chaque jour avec une nuit de sommeil complète entre chaque jour de course, François lui pense se reposer toutes les deux heures de course. Arrivé sur le lieu de la course nous donnons
un petit coup de main à Philippe Verdier pour baliser le parcours avec des barrières. Je retrouve avec plaisir mon ami Gérard Denis et sa femme Nicole, puis Bernard Constant et Alain Lemarchand.
Après un petit resto nous passons notre première nuit dans l'algéco. Le lendemain matin je fais la connaissance des autres coureurs. Nous sommes 8 Transes Gaulois au départ de cette NFL.
Samedi :Le départ est donné à 14h00, nous sommes nombreux à tourner sur une boucle de 895m. Je cours les premières heures en compagnie de Jean Claude Arzel. Jean Claude ne passe pas
inaperçu avec son tee-shirt sur la tête, nombreuses sont les personnes qui le prennent en photo. 20H00, l'heure du repas, arrive très vite, c'est le seul moment où nous nous retrouvons tous.
Après le repas je repars pour quelques tours. A 22h00 je me douche et vais me coucher
Dimanche 5h30 : je reprends la course. Je fais régulièrement des pauses casse croûte et le midi je m'arrête en même temps que les transes Gaulois. Le temps de préparer sa bouffe et de
manger, cela nous fait une pause de 50mn. Nous reprenons ensuite notre ronde infernale. Au bout de 24h00 j'ai effectué 116 km et je suis satisfait. L'après midi passe relativement vite et avant
le repas j'ai déjà effectué le nombre de km que j'avais prévu de faire. Pendant le repas nous avons droit à un immense feu d’artifice. Après le repas je vais directement à la douche et ensuite
j'en profite pour mettre un peu les jambes en l'air avant de me coucher.
Lundi 4h30 :Je me suis réveillé plus tôt aujourd'hui et je commence donc mes tours plus tôt. Dans la matinée le parcours s’allonge et passe à 1620m. A 10h00 premier coup de canon,
aujourd’hui c’est la fête nationale. Nous avons droit à une dizaine de coups de canon pour marquer l’évènement. Le rythme est toujours le même et, de temps en temps, je me force à faire quelques
tours en marchant. Je fais des pauses à 8h, 10h, 12h (pour le repas), 16h, et 20h00. Tout va bien je suis en pleine forme. Je ne fais pas de tours après le repas et après une bonne douche je vais
directement à l’algéco.
Mardi 4h00 : Je dors de moins en moins mais je ne suis pas
fatigué, j’arrive à récupérer. Je reprends mes tours, toujours sur le même rythme. Les journées se suivent et se ressemblent. Mes objectifs sont toujours atteints et pour le moment je ne ressens
qu’une douleur au niveau du genou gauche. Après la pause repas du soir je repars pour quelques tours en marchant pour atteindre l’objectif de la journée et je me couche vers 22h30.
Mercredi 3h30 :Nuit encore plus courte mais tout va bien je suis en pleine forme. C’est reparti pour une journée à tourner autour du port de Monaco. Aujourd'hui nous avons droit
à la pluie.Je suis toujours en forme et en fin de journée je m’amuse à tourner un peu plus vite. Le soir dans le lit de camp je n’arrive pas à trouver une position qui ne me fait pas mal aux
articulations. Je panique un peu mais Alain Lemarchand me dit que pour lui c’est pareil. Il faut dire que courir sur du béton ce n’est pas ce qu’il y a de mieux.
Jeudi 3H30 : Je repars toujours en forme et sous la pluie pour une nouvelle journée. Malgré un temps de repos toujours très conséquent je suis dans les premières places au classement.
Dans la matinée je vois arriver une ambulance des pompiers, j’apprends que Ria Buiten a chuté et est blessée à la main. Rien de très grave mais une grosse interruption pour elle alors
qu’elle est classée troisième au général. En fin d’après midi je décide d’accélérer l’allure pour voir dans quel état de forme je suis après 5 jours de course. Le soir, la pause repas est de plus
en plus longue pour tous les coureurs. Je continue à faire ce que j’avais prévu et je vais me coucher sitôt avoir pris ma douche.
Vendredi 3h00 :Un départ de plus en plus matinal
qui m’oblige à faire une pause de plus dans la matinée. Je suis passé à la troisième place au général. Une longue pause à midi me privera des 600km pour les 6 jours mais peu importe mon objectif
de km est atteint. William Sichel, Christophe Laborie, Ria Buiten, Bernard et Nicolas Constant s’arrêtent au bout des 6 jours. Je me retrouve donc en tête de ceux qui reste en course. Lors du
repas du soir Philippe Verdier me lance un défi : faire plus de km que William (809km réalisé en 6 jours). Cela parait difficile à faire car il faudrait que je fasse plus de 100km par
jour.
Christophe Midelet* et Alain Lemarchand*, les "jumeaux" de la Transe Gaule 2005
Samedi 2h30
:Me voila tôt sur la boucle pour essayer de faire
les 810 km. Je vais bien et le départ des 24 heures à 8H00 me fait accélérer l’allure. Je continue à faire régulièrement des pauses. Au terme des 7 jours j’ai presque fait 100km de moyenne par
jour. Je sais que mon épouse doit arriver dans l’après midi et cela me motive. A 15h50 elle arrive en compagnie de la femme de François et j’en profite pour faire ma pause casse croûte. Un
petit coup de moins bien m’oblige à m’arrêter avant le repas du soir. J‘en profite pour prendre une douche car exceptionnellement ce soir je n’irai pas dormir. Après le repas je me fais débloquer
la cheville par Edouard (kiné de la NFL et des 6 jours d'Antibes). Je reprends la course et retrouve un bon rythme, je pense pouvoir faire mieux que William. Mais dans la nuit j’ai un gros
passage à vide et je suis obligé d’aller me reposer. Après un repos d’une heure trente me voila de nouveau sur le parcours. Je tourne en compagnie de Christophe Midelet et Alain Lemarchand, les
jumeaux de la Transe Gaule. Un nouveau passage à vide m’oblige à un peu de repos.
Christophe Midelet* et Alain
Lemarchand* : l'amitié solidaire
Lorsque je reprends la course Alain et Christophe viennent de suite se porter à mes cotés. Je baisse la tête et je suis mes compagnons de la TG. Je suis obligé de me
faire à nouveau débloquer la cheville. La course infernale continue. Lorsque Christophe me dit 802 km je relève la tête, il est plus de dix heures est le jour est levé depuis un bon moment. Je
fais les derniers km avec Alain, Christophe et Edouard. Il est plus de 11h lorsque je passe les 811 km. Christophe me conseille de manger et d’aller me reposer avant de faire le dernier tour
derrière les enfants. ¼ h avant la fin de la course me voila derrière les enfants pour un dernier tour avec au final 813km parcourus pour les enfants.
Remise des récompenses par Philipe Verdier et l'équipe de Children &
Future
Les potes gaulois Gérard**!, Christophe*, Patrick* et Alain* heureux de la victoire de Roger*
Général Gérard Denis **!, Août 2008
Général Gérard Denis **!, Mil'kil plus tard (septembre 2008) - photo S.
Madec
le titre de Finisher des 1000 kilomètres de France, Général Gérard Denis**! était devenu le Français le plus titré avec maintenant 2 Transe Gaule
+ 1 Deutschlandlauf + 1 MiL'Kil à son palmarès, en attendant d'y rajouter 1 Trans Europe de 4500 km l'année prochaine.
Concours international du plus beau mollet ? Gérard Denis**! en compagnie de Willem Mutze***
Un "général" bien entouré avec Nicole, son épouse et suiveuse, et Flo Warenghem
Gérard
Denis**!, comme un prince à Monaco
Gérard Denis**!
avec ses potes gaulois de 2005 Christophe*, Patrick*, Roger* et Alain *
Gérard
Denis**! et Roger Warenghem*! lors de la Deutschlandlauf 2006
A
droite, le Général Gérard Denis**! (Deutschlandlauf 2006)