Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 11:51



Pour les passionnés d'ultra,
Un site très intéressant sur The Great American Foot Race









 







 Andy Payne  C.C. Pyle













Par Thierry D. - Publié dans : The TransAmerica Foot Race
Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 08:30


La TransAmerica Footrace fut organisée à quatre reprises de 1992 à 1995 par Jesse Dale Riley et Michael Kenney. C'était une version modernisée des Bunion Derbies de 1928 et 1929.
Cette trans-continentale de 64 jours fait rêver de nombreux pratiquants de l'ultra endurance pédestre, notamment les "gaulois" de la Transe Gaule (1151 km en 18 jours).





1994 Moonbat Trans America Footrace
Huntington Beach CA - New York NY
18 juin - 20 août 1994 - 2 925.7 miles (4 708,45 km)



14 partants, 5 finishers

1. Istvan Sipos, 35 HUN 517:43:02
2. Dante Ciolfi, 39 USA 563:11:04 (+45:28:02)
3. Michiyoshi Kaiho, 50 JPN 587:02:02 (+69:19:00)
4. Motohiko Sato, 29 JPN 596:38:22 (78:55:20)
5. Kawika Spaulding, 40 USA 598:48:24 (+81:05:22)








Part 1 (9'44)





 


Part 2 (9'30)







Part 3 (9'27)





 


Part 4 (6'38)





 


Part 5 (5'18)







"Il n'est pas possible d'aborder la course avec un esprit logique,
car il est impossible de comprendre»

(Istvan Sipos, vainqueur de l'épreuve)



Voir ou revoir aussi : Running Across America - 1992 TransAmerica Footrace



Par Thierry D. - Publié dans : The TransAmerica Foot Race
Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 12:38



Claude Hardel est non seulement un grand champion de l'Ultra mais aussi un homme que j'ai toujours beaucoup de plaisir à rencontrer.
Durant une course, Claude, infiniment concentré, peut apparaître, pour celui qui ne le connaîtrait pas, du genre "taiseux". Hors ces circonstances, si ses mots restent comptés, ils sont toujours empreints d'une profonde richesse. Parmi les gens que j'ai rencontrés dans l'Ultra comme ailleurs, il y en a qui comptent plus que d'autres. Claude en fait partie.
Voici son récit du Défi de la Baie James.


       



Défi de la Baie James, 21-28 juillet 2002, Québec
621 km en course à pied en solo

- de et par Claude Hardel -



Depuis deux ans, la Route de la Baie James occupait une partie de mon esprit, en fait depuis que je m’étais fixé comme objectif de la parcourir en course à pied, dans le cadre d’un raid solo en autonomie maximum. J’avais intitulé ce projet « Défi de la Baie James », car il s’agissait avant tout d’un défi personnel.

Par autonomie maximum, il faut comprendre que le coureur porte dans un sac à dos l’équipement nécessaire à la course et aux bivouacs (tente, duvet, mini-popote, …), l’alimentation pour plusieurs jours (barres et déshydratés), et se débrouille seul pour s’approvisionner en eau et soigner ses petits bobos. Pour le Défi de la Baie James, après une sélection rigoureuse des différents équipements, mon sac à dos pesait entre 10 et 11 kg (avec deux litres d’eau et quatre jours de ravitaillement).

La Route de la Baie James est une route isolée qui dessert les grands barrages hydroélectriques du nord de la Baie James, au Québec. Elle traverse la Municipalité de la Baie James (MBJ) du sud au nord. Avec ses 350 000 km2, soit près des 2/3 de la superficie de la France, la MBJ est incontestablement la plus grande municipalité au monde. Pourtant, elle ne compte qu’environ 40 000 habitants, dont un tiers d’autochtones, principalement des indiens Cris, et deux tiers de Jamésiens. Le point de départ de la route, symbolisé par la borne kilométrique 0, se trouve à Matagami, petite ville de 2300 habitants à vocation minière et forestière située un peu au sud du 50ème parallèle. Le point d’arrivée est à Radisson, village de 350 habitants permanents auxquels s’ajoutent les personnels en rotation d’Hydro-Québec, situé un peu au sud du 54ème parallèle, 621 km plus loin. Entre ces deux localités, la route ne traverse aucune ville ou village, les villages autochtones les plus proches étant situés à une centaine de kilomètres. La seule exception notable est le relais routier du km 381, avec station essence, cafétéria et chambres. Depuis cette année, les dortoirs des locaux techniques du km 257 sont également ouverts au public, mais il n’y a pas d’assurance de pouvoir s’y restaurer. Du sud au nord de la Route de la Baie James, la forêt boréale cède petit à petit la place à la taïga.

Avant mon départ, j’avais eu l’occasion de contacter la Municipalité de la Baie James, qui m’avait assuré de son soutien. Les incendies qui ont ravagé le nord du Québec pendant la première quinzaine de juillet m’ont ensuite fait douter de la possibilité de mener à bien mon projet cette année. La route, fermée pendant dix jours, fut rouverte trois jours seulement avant mon envol pour Montréal, que je ne pouvais plus différer. A mon arrivée à Matagami le 19 juillet, Gilbert Côté, responsable des opérations en tourisme, m’a confirmé l’assistance de la MBJ, notamment pour assurer le transport de mon sac de voyage entre le départ et l’arrivée, avec deux déposes intermédiaires aux km 257 et 381. Ceci m’a permis de ne pas emporter toutes les rations alimentaires dès le départ, mais de les répartir en trois. Il a souhaité également que je l’informe de ma progression en appelant le Centre d’information touristique du km 6 depuis chacune des six cabines téléphoniques SOS réparties le long de la route.

Le problème posé par l’alimentation n’est pas tant celui du poids, même s’il faut compter entre 550g et 650g par jour, que celui du volume, les plus gros sacs à dos de course taillant environ 30 litres. En autonomie complète, il m’aurait fallu emporter près de 5 kg d’alimentation pour être cohérent avec le délai maximum de 9 jours que je m’étais fixé. Avec les déposes intermédiaires organisées par la MBJ, j’ai pu me contenter de 4 jours maximum d’autonomie, incluant une journée de sécurité. Mais la question n’est pas tranchée car j’aimerais bien pouvoir arriver à une semaine d’autonomie complète : les régions du monde qui m’attirent pour ce genre de défis sont pour la plupart presque inhabitées, les points de ravitaillement y sont donc rares, et une assistance aussi efficace que celle de la MBJ ne sera pas toujours disponible.

La course s’est donc déroulée en trois « étapes », effectuées en huit jours.
1ère   étape : Matagami – Halte de la rivière Rupert – 257 km
2ème étape : Relais routier du km 381 – 124 km
3ème étape : Radisson – 240 km


D’après la MBJ, il s’agissait d’une première. Pour ma part, je voulais expérimenter en vraie grandeur ce concept de course à pied sur longues distances en autonomie, après une répétition effectuée au printemps dernier en Normandie entre le Mont-Saint-Michel et le Cap de La Hague (211 km en 3 jours, avec le même équipement). Je ne rejette en aucune façon les courses plus classiques, et je participe d’ailleurs à nombre d’entre elles chaque année. Mais j’aime bien varier les plaisirs. J’aime bien également l’idée que la course à pied puisse constituer un moyen de locomotion en tant que tel pour des voyages hors du commun, sans ravitaillement assuré tous les 5 km, ni accompagnateur motorisé accroché à vos baskets, ou sponsor accroché à votre maillot.

La Route de la Baie James permettait d’effectuer ce test en vraie grandeur dans de bonnes conditions de sécurité (deux ou trois véhicules par heure dans la journée), et avec de l’eau disponible presque à volonté. Mais il restait aussi à vérifier ma capacité à enchaîner de longues journées de course dans un paysage non dénué de monotonie. Dans les faits, après une première journée conforme à mes objectifs initiaux (environ 100 km par jour), la deuxième journée fut particulièrement difficile et m’a obligé à revoir ces objectifs à la baisse. Après quoi, j’ai pu enchaîner des étapes d’environ 80 km par jour, sauf le jour où je me suis octroyé une demi-journée de repos au relais routier du km 381. J’ai eu la quasi-certitude d’arriver au bout de mon Défi à la fin du troisième jour. Pour augmenter la moyenne journalière (ailleurs !), il me faudra désormais essayer de réduire encore le poids du sac à dos, ce qui ne sera pas facile. Il y aurait aussi la possibilité d’utiliser une partie des nuits, mais je n’ai pas eu le cœur de m’y résoudre dans le cadre de ces vacances au Québec.

La météo n’a pas eu beaucoup d’influence sur ce Défi. Grosso modo, il a plu un tiers du temps, fait chaud un autre tiers, et ni l’un ni l’autre un dernier tiers. Les températures ont varié de 1°C à 15°C la nuit, de moins de 10°C à 25°C à l’ombre le jour, mais largement plus sur la route, où il n’y a jamais d’ombre. Le vent était le plus souvent sans incidence, plutôt défavorable le deuxième jour, plutôt favorable un des derniers jours. Bref, rien de spécial pour un habitué des ultra-marathons, qui fait avec la météo qui se présente. Les animaux également ont peu interféré avec le projet. Je n’ai vu ni ours ni loup, une fois seulement un orignal. Le plus gros danger pour les long-coureurs de la Baie James reste assurément les moustiques, et plus spécialement les petites mouches, qui savent profiter de la moindre pause pour prélever leur tribut de sang si vous oubliez de vous en protéger.

Chaque jour, j’ai reçu des encouragements de la part de quelques uns des touristes, routiers, pêcheurs, autochtones, etc. qui empruntent la route, de plus en plus au fur et à mesure de ma progression. Surtout, l’accueil à Radisson et à Matagami au retour fut extrêmement chaleureux, et je ne saurais trop recommander à tous de visiter cette région, quel que soit le mode de locomotion envisagé ! Pour information, la route a déjà été effectuée en vélo, en roller et en motoneige, mais pas encore en tondeuse à gazon …




Date
Départ
Heure
Arrivée
Temps *
Distance
Dimanche 21/07
Km 0
6h50
Km 102
13h02
102
Lundi 22/07
Km 102
7h50
Km 172
10h21
70
Mardi 23/07
Km 172
8h07
Km 257
11h08
85
Mercredi 24/07
Km 257
8h10
Km 337
10h48
80
Jeudi 25/07
Km 337
7h55
Km 381
5h42
44
Vendredi 26/07
Km 381
6h25
Km 464
11h12
83
Samedi 27/07
Km 464
8h00
Km 541
9h55
77
Dimanche 28/07
Km 541
7h00
Km 621
10h11
80
Total
 
 
 
7j 10h 21mn
621

* incluant les temps de ravitaillement en eau et les arrêts divers dans la journée.
Par Thierry D. - Publié dans : Des acteurs d'ultra
Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 23:32




La TransAmerica Footrace fut organisée à quatre reprises de 1992 à 1995 par Jesse Dale Riley et Michael Kenney. C'était une version modernisée des Bunion Derbies de 1928 et 1929.



Results 1992 TransAmerica Footrace

(28 starters, 13 finishers)

Runner's World Trans America Footrace
Huntington Beach CA to New York NY
June 20 to August 22, 1992 - 2935.8 miles

1. David Warady, 35, USA CA - 521:35:57
2. Milan Milanovic, 32 SUI - 527:16:21 (+5:40:24)
3. Tom Rogozinski, 24 USA - 528:48:54 (+7:12:57)




1992 TransAmerica Footrace 

 





Les "Néféliens" (lire : participants à la No Finish Line) 2006 auront le plaisir de revoir Milan Milanovic sur cette video.





A la suite de la publication de cet article, Jean Benoit Jaouen a eu la gentillesse de m'adresser ce mail qui vient enrichir l'information :

Salut Thierry,

C'est une pépite d'or que tu as trouvé là ! C'est génial, je n'avais jamais vu d'images animées de la Trans'Am 92 mais pas mal de photos car j'avais suivi à l'époque le feuilleton sur Runner's World et puis VO2 avait aussi fait un sujet sur Serge Debladis.
 

Le classement officiel de 1992 :


1992

Results - Runner's World Trans America Footrace
Huntington Beach CA to New York NY
June 20 to August 22, 1992 - 2935.8 miles



1. David Warady, 35, USA CA 521:35:57
2. Milan Milanovic, 32 SUI 527:16:21 (+5:40:24)
3. Tom Rogozinski, 24 USA 528:48:54 (+7:12:57)
4. Richard Westbrook, 45 USA 537:33:04 (+15:57:07)
5. Emile Laharrague, 45 FRA 542:38:03 (+21:02:06)
6. Edward Kelley, 34 USA 545:09:45 (+23:33:48)
7. Helmut Shieke, 53 GER 563:05:40 (+41:29:43)
8. Peter Hodson, 37 GBR 575:50:42 (+74:44:04)
9. Stefan Schlett, 30 GER 619:28:22 (+97:52:25)
10. Marty Sprengelmeyer, 46 USA 625:27:15 (+119:20:33)
11. John Wallis, 55, USA 653:14:37 (+131:38:40)
12. John Surdyk, 34 USA 693:36:25 (+173:54:44)
13. Serge Debladis, 44 FRA 793:35:15 (+182:33:13)



Sur ce film on reconnaît l'Allemand Helmut Schieke qui fut le meilleur ultramarathonien allemand à son époque et qui ne court plus depuis la Trans Europe 2003 (abandon). Helmut officie maintenant chaque année comme bénévole et fournisseur de bières à l'étape, toujours avec une immense gentillesse, sur la Deutschlandlauf et il sera encore dans le staff de la TransEurope 2009.


Je ne résiste pas à l'envie de rajouter que, outre Emile Laharrague et Serge Debladis, 2 autres Français (et 2 seulement !) ont terminé cette épreuve : Luc Dumont-St-Priest et Olivier Forti, respectivement 2è et 5è en 2004 qui fut la dernière course organisée.


Beaucoup d'autres ont traversé les USA en solo :
http://www.seejohnrun.com/Trans_USA_Ultra.htm

Vraiment sympa, ces images !



Merci à toi, JB !







1928 C.C Pyle’s International Trans-Continental Race (From LA to New York)
Was the brainchild of C.C. (Cash and Carry) Pyle who was already a successful sports promoter when he hit upon the idea of a transcontinental footrace to be contested in a similar manner to the already famous Tour de France bicycle race. Pyle was sure that the race would make him a fortune and he offered a $25000 first prize in order to attract the best athletes in the world. Although it is questionable whether the race did in fact attract the best athletes, it was certainly an international field of 199 runners who toed the starting line at the Ascot Speedway on the outskirts of Los Angeles on March 4 1928, and a motley crew of 55, who finished at Madison Square 84 days later.

The 1929 Race – From New York to LA.
Despite the fact that he probably lost about $100,000 on the 1928 run, Pyle was confident that with the experience he had gained the previous year, he would make his fortune in 1929! This time the race was run in the opposite direction and on different roads. Prize money was offered again but this time it went down to the 15th finisher.
The race started from Columbus Circle on March 31 and many of the runners were veterans from the 1928 race. These men had learned the hard way about racing strategy, pacing and how to take care of themselves. The rate of attrition was very high among the untrained runners and out of a starting field of over 100, by the end of day five the field was down to 51; by day ten, 36; and by the 21st stage there were only 31 runners left!
The race turned out to be a two horse race between Peter Gavuzzi and the man who came in second in 1928, Johnny Salo. On the final stage, amidst much controversy, Salo won by a margin of 2 minutes 17 seconds!
The top 15 men, who should have won prize money, are set out below together with their finishing times and the amount of prize money. C.C.Pyle was bankrupt at the end of the race and no money was paid out!

These 2 races became known as the Bunion Derbies. But these races (perhaps due to all the financial problems that occurred) were the last Trans-USA races to be held for some 63 years!

 

Par Thierry D. - Publié dans : The TransAmerica Foot Race
Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 18:30



     


No Finish Line 2007

      


 
Roger Warenghem *, 
                   Un gaulois fait prince à Monaco !


Au palmarès de Roger Warenghem*, il y avait déjà une Transe Gaule, la plus belle, celle de 2005 et la Deutschlandlauf 2006 terminée à une magnifique 5e place.
Et puis, pour préparer son nouvel objectif, la TransEurope qui se déroulera du 19 avril au 21 juin 2009 (64 étapes et 4487,4 km !!!), Roger avait décider de passer par la case Monaco.
Huit jours plus tard, il avait remporté la No Finish Line 2007 et le nouveau record de l'épreuve !

Impressionnant Roger Warenghem* qui a su construire son record avec une tranquillité, une régularité de métronome.
Ses progressions jour après jour en témoignent :
24 heures : 116,350 km
48 heures : 220, 520 km
72 heures : 322,580 km
96 heures : 419,780 km
120 heures : 500,780 km
144 heures : 596,360 km
168 heures : 708,140 km
192 heures : 813,440 km
Record de la No Finish Line



A la suite de son succès, Roger avait fait le cadeau d'un compte rendu publié par Ultrafondus. Flash-back :

Pour aller à Monaco je covoiture avec François Castell. Durant le trajet nous parlons bien sûr de course à pied, de mental et de stratégie de course pour la NFL. Je pars dans l'optique de faire l'équivalent d'une grosse étape de la Transeurope chaque jour avec une nuit de sommeil complète entre chaque jour de course, François lui pense se reposer toutes les deux heures de course. Arrivé sur le lieu de la course nous donnons un petit coup de main à Philippe Verdier pour baliser le parcours avec des barrières. Je retrouve avec plaisir mon ami Gérard Denis et sa femme Nicole, puis Bernard Constant et Alain Lemarchand. Après un petit resto nous passons notre première nuit dans l'algéco. Le lendemain matin je fais la connaissance des autres coureurs. Nous sommes 8 Transes Gaulois au départ de cette NFL.
                                                                                               
                                                Samedi :
Le départ est donné à 14h00, nous sommes nombreux à tourner sur une boucle de 895m. Je cours les premières heures en compagnie de Jean Claude Arzel. Jean Claude ne passe pas inaperçu avec son tee-shirt sur la tête, nombreuses sont les personnes qui le prennent en photo. 20H00, l'heure du repas, arrive très vite, c'est le seul moment où nous nous retrouvons tous. Après le repas je repars pour quelques tours. A 22h00 je me douche et vais me coucher



Dimanche 5h30 :
je reprends la course. Je fais régulièrement des pauses casse croûte et le midi je m'arrête en même temps que les transes Gaulois. Le temps de préparer sa bouffe et de manger, cela nous fait une pause de 50mn. Nous reprenons ensuite notre ronde infernale. Au bout de 24h00 j'ai effectué 116 km et je suis satisfait. L'après midi passe relativement vite et avant le repas j'ai déjà effectué le nombre de km que j'avais prévu de faire. Pendant le repas nous avons droit à un immense feu d’artifice. Après le repas je vais directement à la douche et ensuite j'en profite pour mettre un peu les jambes en l'air avant de me coucher.
                                                                                   
Lundi 4h30 :
Je me suis réveillé plus tôt aujourd'hui et je commence donc mes tours plus tôt. Dans la matinée le parcours s’allonge et passe à 1620m. A 10h00 premier coup de canon, aujourd’hui c’est la fête nationale. Nous avons droit à une dizaine de coups de canon pour marquer l’évènement. Le rythme est toujours le même et, de temps en temps, je me force à faire quelques tours en marchant. Je fais des pauses à 8h, 10h, 12h (pour le repas), 16h, et 20h00. Tout va bien je suis en pleine forme. Je ne fais pas de tours après le repas et après une bonne douche je vais directement à l’algéco.



Mardi 4h00 : Je dors de moins en moins mais je ne suis pas fatigué, j’arrive à récupérer. Je reprends mes tours, toujours sur le même rythme. Les journées se suivent et se ressemblent. Mes objectifs sont toujours atteints et pour le moment je ne ressens qu’une douleur au niveau du genou gauche. Après la pause repas du soir je repars pour quelques tours en marchant pour atteindre l’objectif de la journée et je me couche vers 22h30.



Mercredi 3h30 :Nuit encore plus courte mais tout va bien je suis en pleine forme. C’est reparti pour une journée à tourner autour du port de Monaco. Aujourd'hui nous avons droit à la pluie.Je suis toujours en forme et en fin de journée je m’amuse à tourner un peu plus vite. Le soir dans le lit de camp je n’arrive pas à trouver une position qui ne me fait pas mal aux articulations. Je panique un peu mais Alain Lemarchand me dit que pour lui c’est pareil. Il faut dire que courir sur du béton ce n’est pas ce qu’il y a de mieux.                                                                                                                                                                          
Jeudi 3H30 :
Je repars toujours en forme et sous la pluie pour une nouvelle journée. Malgré un temps de repos toujours très conséquent je suis dans les premières places au classement. Dans la matinée je vois arriver une ambulance des pompiers, j’apprends que Ria Buiten a chuté et est blessée à la main. Rien de très grave mais une grosse interruption pour elle alors qu’elle est classée troisième au général. En fin d’après midi je décide d’accélérer l’allure pour voir dans quel état de forme je suis après 5 jours de course. Le soir, la pause repas est de plus en plus longue pour tous les coureurs. Je continue à faire ce que j’avais prévu et je vais me coucher sitôt avoir pris ma douche.



Vendredi 3h00 :
Un départ de plus en plus matinal qui m’oblige à faire une pause de plus dans la matinée. Je suis passé à la troisième place au général. Une longue pause à midi me privera des 600km pour les 6 jours mais peu importe mon objectif de km est atteint. William Sichel, Christophe Laborie, Ria Buiten, Bernard et Nicolas Constant s’arrêtent au bout des 6 jours. Je me retrouve donc en tête de ceux qui reste en course. Lors du repas du soir Philippe Verdier me lance un défi : faire plus de km que William (809km réalisé en 6 jours). Cela parait difficile à faire car il faudrait que je fasse plus de 100km par jour.


             Christophe Midelet* et Alain Lemarchand*, les "jumeaux" de la Transe Gaule 2005

Samedi 2h30 :Me voila tôt sur la boucle pour essayer de faire les 810 km. Je vais bien et le départ des 24 heures à 8H00 me fait accélérer l’allure. Je continue à faire régulièrement des pauses. Au terme des 7 jours j’ai presque fait 100km de moyenne par jour. Je sais que mon épouse doit arriver dans l’après midi et cela me motive. A 15h50 elle arrive en compagnie de la femme de François et j’en profite pour faire ma pause casse croûte. Un petit coup de moins bien m’oblige à m’arrêter avant le repas du soir. J‘en profite pour prendre une douche car exceptionnellement ce soir je n’irai pas dormir. Après le repas je me fais débloquer la cheville par Edouard (kiné de la NFL et des 6 jours d'Antibes). Je reprends la course et retrouve un bon rythme, je pense pouvoir faire mieux que William. Mais dans la nuit j’ai un gros passage à vide et je suis obligé d’aller me reposer. Après un repos d’une heure trente me voila de nouveau sur le parcours. Je tourne en compagnie de Christophe Midelet et Alain Lemarchand, les jumeaux de la Transe Gaule. Un nouveau passage à vide m’oblige à un peu de repos.


                         Christophe Midelet* et Alain Lemarchand* : l'amitié solidaire

Lorsque je reprends la course Alain et Christophe viennent de suite se porter à mes cotés. Je baisse la tête et je suis mes compagnons de la TG. Je suis obligé de me faire à nouveau débloquer la cheville. La course infernale continue. Lorsque Christophe me dit 802 km je relève la tête, il est plus de dix heures est le jour est levé depuis un bon moment. Je fais les derniers km avec Alain, Christophe et Edouard. Il est plus de 11h lorsque je passe les 811 km. Christophe me conseille de manger et d’aller me reposer avant de faire le dernier tour derrière les enfants. ¼ h avant la fin de la course me voila derrière les enfants pour un dernier tour avec au final 813km parcourus pour les enfants.


                 Remise des récompenses par Philipe Verdier et l'équipe de Children & Future


       Les potes gaulois Gérard**!, Christophe*, Patrick* et Alain* heureux de la victoire de Roger*






Par Thierry D. - Publié dans : Des acteurs d'ultra
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 18:54


                                          Général Gérard Denis **!, Août 2008

              Général Gérard Denis **!, Mil'kil plus tard (septembre 2008) - photo S. Madec              



Il est des annonces qu'il fait plaisir de relayer. En voici une :

Dans un mail adressé aux gaulois, Jean Benoit Jaouen a rappelé qu'avec le titre de Finisher des 1000 kilomètres de France, Général Gérard Denis**! était devenu le Français le plus titré avec maintenant 2 Transe Gaule + 1 Deutschlandlauf + 1 MiL'Kil à son palmarès, en attendant d'y rajouter 1 Trans Europe de 4500 km l'année prochaine.



      Concours international du plus beau mollet ? Gérard Denis**! en compagnie de Willem Mutze***  


              Un "général" bien entouré avec Nicole, son épouse et suiveuse, et Flo Warenghem


                                                 Gérard Denis**!, comme un prince à Monaco


            
Gérard Denis**! avec ses potes gaulois de 2005 Christophe*, Patrick*, Roger* et Alain * 
                                             et aussi Ria** Buiten et Jean Claude Arzel


                        Gérard Denis**! et Roger Warenghem*! lors de la Deutschlandlauf 2006


                                A droite, le Général Gérard Denis**!  (Deutschlandlauf 2006)





Archives : "Portrait d'un Transe Gaulois Breton" (yanoo.net 2005)  
                           
                                 Gérard Denis**!, de Fouesnant (29S)

 

                                             






                     Toute mon amitié, "Général**!"





Par Thierry D. - Publié dans : Des acteurs d'ultra
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