depasseur de bornes
Christine David
J'avais fait leur connaissance sur la Transe Gaule 2008.
Je les retrouve toujours avec plaisir. Ici à Surgères (dernière édition, en 2010).
Martine et Robert Bertin
Transe Gaule 2011 : Ils partir(ont) 45 !
Après les forfaits de Hiroko Okiyama (JAP), Bernard Constant (FRA), Manfred Huget et Heinz Jackel (ALL) et l'inscription tardive du sympathique vétéran Richard Hofbauer (ALL), onze
dames et trente quatre hommes prendront le départ demain matin au pied du Phare de Roscoff. Aujourd'hui, sagement assis sur les bancs du gymnase de Roscoff, ils ont écouté, sages comme des
collégiens un jour de rentrée, les consignes du Race Creator /Director Jean-Benoît Jaouen : le roadbook, le fléchage (une merveille du genre : même moi, je ne me suis jamais
perdu), les ravitaillements (R1 au 15e km, R2 au 30e, R3 au 40e, R4 au 50e et puis R5 encore une dizaine de km plus loin pour les étapes les plus longues ...), les règles de "bonne colocation"
des gymnases, le recours au ostéos. Ils ont été rassuré par la fidélité de BOLINO (si goûté aux jours sans resto ni traiteur) ... Et puis, la magic team du staff leur a été présenté avant que
chacun, à l'appel de son nom, reçoive son paquetage dont le road book, le fameux bol traditionnel personnalisé ou le phare breton et les Tshirts collectors.
Ce soir, première épreuve : trouver le sommeil, pour beaucoup bien plus tôt que d'habitude, sur un matelas dont ils oublieront certes chaque jour un peu plus le relatif inconfort mais ... ce n'est pas encore le cas aujourd'hui (pas assez fatigués !), dans un gymnase où vivent pour le meilleur et pour le pire quelques 80 personnes, avec tant de trucs, de rèves et de stress dans la tête à la veille de mettre enfin le cap sur le sud est.
Chez les filles, en l'absence d'Hiroko, la victoire pourrait revenir à Catherine Massif (photo), seule
finisher de la MilKil (édition 2009) et par ailleurs vainqueur des 100 km du Morvan et des 24 H de Rennes cette année. Outre le danger représenté par l'Allemande Carmen
Hildebrand, première de l'UltraTrace de St Jacques et de l'Etoile Savoyarde en 2011, Catherine devra savoir être plus raisonnable sur la première semaine qu'elle ne l'avait été sur les
premiers jours de la No Finish Line 2010 où les pavés et petites montées du circuit avaient eu raison à l'usure de ses releveurs. Mais elle connait parfaitement les pièges des routes bretonnes
pour avoir déjà couru une Transe Gaule. Catherine sera ma favorite ... si elle sait être patiente. Nadine Weiss, très en forme lors de la récente Intégrale de Gégé (1ère dame)
aura aussi une belle carte à jouer. Question subsidiaire : quelle sera l'ambition d'Angela NGamkam sur cette course ?
Chez les garçons, l'allemand René Strosny (photo), vainqueur de la Transe Gaule 2008 et détenteur
de la meilleure moyenne horaire sur la traversée Roscoff - Gruissan (12,181 km/h) dans une course où il n'eut jamais à batailler pour s'imposer tant il dominait ses adversaires, a encore enrichi
son expérience sur la TransEurope 2009 où il a pris la 3e place du podium. Il sera pour moi LE favori. De peu, de rien même devant Jean-Jacques Moros qui avait, lui,
remporté la Transe Gaule en 2004 à 12,148 km/h et a remporté cette année l'Ultratrace de Saint Jacques et l'Etoile Savoyarde. Un "choix" à coup sûr subjectif tant j'ai pu apprécier les qualités
humaines de René Strosny en 2008, un vrai champion sur et hors de la route toujours attentif à considérer et soutenir ceux du fond de classement. (Je crois savoir que Jean-Jacques Moros est fait
"du même bois" : tant mieux pour la course et "la caravane"). Autre prétendant légitime, en tout cas il viendra pour gagner : l'international Thierry Douriez, ultra préparé (un
marathon par jour à l'entrainement, une assistance de haut niveau grâce à de multiples sponsors) mais qui devra pallier une inexpérience des courses par étapes. Entre ces trois, la stratégie des
premiers jours sera passionnante à suivre. Attention à la casse !
Après un extrait de presse qui présentait l'International français Thierry Douriez, le portrait paru dans la Presse Régionale Quotidienne de Jean - Claude Colliou, lequel partira demain de Roscoff avec l'ambition de terminer l'oeuvre inachevée (de peu) l'an dernier : DNF au km 901 pour cause mécanique (releveurs).
Thierry Douriez, Jean - Claude Colliou : deux profils très différents à la conquète de la Gaule.
Lire ici
J - 2 ...
Futurs habitants du gymnase,
Il est encore temps de se procurer des boules QUIES et un masque de sommeil ...
(Pour le décapsuleur, il y aura forcément ce qu'il faut !)
Bonne route à tous, staff et coureurs !
La Transe Gaule rassemble des gens très différents en terme de niveau, de préparation.
D'objectif aussi : chacun des concurrents définit pour lui-même ce qu'il est vient chercher.
Voici aujourd'hui un article de presse récemment consacré à l'international Thierry Douriez qui, après B. Heubi en 2008 et Brigitte Bec en 2010, vient courir la Transe Gaule. A coup sûr pour la gagner.
Il lui faudra faire mieux que René Strosny qui avait, il y a trois ans, facilement pris le dessus sur B. Heubi alors qu'il ne bénéficiait, lui, d'aucune assistance, s'arrétait aux ravitaillements et vivait au sein des gymnases la même vie bière - bolino - dodo que l'ensemble des transe gaulois moyens. Et que Jean - Jacques Moros, autre vainqueur historique de la Transe Gaule.
dimanche 24.07.2011, 05:07 - La Voix des Sports
Pour se préparer, Thierry Douriez effectue un marathon quotidien! PHOTO «LA VOIX»
Titulaire à part entière de l'équipe de France des 24 heures en course à pied,
Le Boulonnais Thierry Douriez, 47 ans, va réaliser son rêve un peu fou : disputer la Transe Gaule du 10 au 27 août, un périple de 1 150 km reliant la Manche à la Méditerranée.
1. L'épreuve La Transe Gaule est un ultramarathon itinérant à couvrir en dix-huit jours, avec des étapes de 50 à 75 km, au départ de Roscoff, dans le Finistère, pour une arrivée à Gruissan-Plage, dans l'Aude. Épreuve mythique, les engagements sont limités à cinquante coureurs, français et étrangers, possédant de sérieuses références en ultrafond, le gratin mondial de la discipline.
Le circuit emprunte un maximum de routes secondaires, la circulation automobile n'étant pas neutralisée. Seize départements vont être traversés avec des dénivelés pouvant atteindre 1 350 m. Les étapes les plus longues (75 km) sont situées dans le Massif Central, aux 2/3 de la course, et lors de l'avant-dernière étape, dans l'Aveyron, où les conditions promettent d'être particulièrement difficiles, prévues pour faire la différence.
2. L'extra terrestre Thierry étonne, surprend même, par sa capacité hors normes à avaler les longues distances avec des moyennes de 10-12 km/h, soit un record personnel de 240 km en 24 heures. Le gaillard ne se lance pas dans l'aventure sans en mesurer les difficultés. L'entraînement spécifique entamé depuis janvier, sous la houlette de Cédric Lelan, en est la preuve. Depuis deux mois, Thierry effectue près d'un marathon journalier (40 km), en soirée ou biquotidien, midi et soir. Il court seul, parfois accompagné de cyclistes, mais surtout cadré avec son GPS qui ne lui pardonne rien (allure, distance, dénivelé...). Conditions extrêmes, il apprécie (!) les sorties sous le vent, la pluie ou la chaleur afin d'appréhender au mieux ce qui l'attend à la Transe Gaule. Un régime alimentaire strict est prescrit par un diététicien, une assurance tant pour le temps de l'effort que pour la récupération. Début juin, « l'ultrafondu » s'est rassuré en participant en entraînement aux 100 km de Steenwerck, où il a terminé à la première place, sacré champion régional en 8 h 40, tout en restant « en dedans ».
3. Des soutiens tous azimuts Athlète qui ne se la joue surtout pas, Thierry impressionne par son humilité, et a ainsi provoqué l'engouement de l'agglomération boulonnaise.
Christine, son épouse, et ses trois fils sont profondément unis dans l'aventure. De nombreux soutiens enthousiastes se sont impliqués dans le projet (Cent cravates de l'USBCO, mareyeurs de Capécure...) et ont permis d'affréter un camping-car aux couleurs de la ville de Boulogne pour assurer l'assistance durant l'épreuve.
Personne sensible, cette mobilisation lui est allée droit au coeur. Nul doute qu'il attend avec impatience le départ afin d'évacuer la pression qui devient pesante. Tous nos encouragements ! • DANIEL BODART (CLP)
SOURCE LA VOIX DU NORD
JBJ a écrit de véritables "horreurs" sur un forum breton. Selon
lesquelles, "très souvent les pharmaciens ne connaissent rien, mais vraiment rien du tout, à la liste des produits interdits en compétiton, à peine savent-ils que ça existe. A chaque
fois que je dois acheter un médicament, quelqu'il soit, à la pharmacie, je m'amuse à demander au pharmacien si ce médicament n'a pas de contre-indication pour la compétition. Quasiment à chaque
fois le commerçant semble tomber de l'armoire, fait des yeux ronds et n'ose pas trop s'engager. Même pour une boîte de Doliprane. Effarant."
Voici donc une petite contribution "pharmaceutique" qui pourra être utile :
Liste indicative au 06/08/2011 des médicaments avec mise en garde sportif / dopage
Sinon, invitez simplement votre pharmacien à consulter les pages du VIDAL (rubrique mise en garde, précaution d'emploi de la spécialité) : tout y est.