Le Boulonnais Thierry Douriez, 47 ans, va réaliser son rêve un peu fou : disputer la Transe Gaule du 10 au 27 août, un périple de 1 150 km reliant la Manche à la Méditerranée.
1. L'épreuve La Transe Gaule est un ultramarathon itinérant à couvrir en dix-huit jours, avec des étapes de 50 à 75 km, au départ de Roscoff, dans le Finistère, pour une arrivée à Gruissan-Plage, dans l'Aude. Épreuve mythique, les engagements sont limités à cinquante coureurs, français et étrangers, possédant de sérieuses références en ultrafond, le gratin mondial de la discipline.
Le circuit emprunte un maximum de routes secondaires, la circulation automobile n'étant pas neutralisée. Seize départements vont être traversés avec des dénivelés pouvant atteindre 1 350 m. Les étapes les plus longues (75 km) sont situées dans le Massif Central, aux 2/3 de la course, et lors de l'avant-dernière étape, dans l'Aveyron, où les conditions promettent d'être particulièrement difficiles, prévues pour faire la différence.
2. L'extra terrestre Thierry étonne, surprend même, par sa capacité hors normes à avaler les longues distances avec des moyennes de 10-12 km/h, soit un record personnel de 240 km en 24 heures. Le gaillard ne se lance pas dans l'aventure sans en mesurer les difficultés. L'entraînement spécifique entamé depuis janvier, sous la houlette de Cédric Lelan, en est la preuve. Depuis deux mois, Thierry effectue près d'un marathon journalier (40 km), en soirée ou biquotidien, midi et soir. Il court seul, parfois accompagné de cyclistes, mais surtout cadré avec son GPS qui ne lui pardonne rien (allure, distance, dénivelé...). Conditions extrêmes, il apprécie (!) les sorties sous le vent, la pluie ou la chaleur afin d'appréhender au mieux ce qui l'attend à la Transe Gaule. Un régime alimentaire strict est prescrit par un diététicien, une assurance tant pour le temps de l'effort que pour la récupération. Début juin, « l'ultrafondu » s'est rassuré en participant en entraînement aux 100 km de Steenwerck, où il a terminé à la première place, sacré champion régional en 8 h 40, tout en restant « en dedans ».
3. Des soutiens tous azimuts Athlète qui ne se la joue surtout pas, Thierry impressionne par son humilité, et a ainsi provoqué l'engouement de l'agglomération boulonnaise.
Christine, son épouse, et ses trois fils sont profondément unis dans l'aventure. De nombreux soutiens enthousiastes se sont impliqués dans le projet (Cent cravates de l'USBCO, mareyeurs de Capécure...) et ont permis d'affréter un camping-car aux couleurs de la ville de Boulogne pour assurer l'assistance durant l'épreuve.
Personne sensible, cette mobilisation lui est allée droit au coeur. Nul doute qu'il attend avec impatience le départ afin d'évacuer la pression qui devient pesante. Tous nos encouragements ! • DANIEL BODART (CLP)
SOURCE LA VOIX DU NORD
